Les États-Unis envisagent de réduire la durée des visas étudiants et journalistes étrangers, selon une proposition publiée dans le Federal Register, ouvrant une courte période de commentaires publics avant sa mise en œuvre.
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Les chiffres relatifs à l’importance des étudiants internationaux restent élevés: selon le ministère du Commerce, ces étudiants ont contribué à l’économie américaine à hauteur de plus de 50 milliards de dollars en 2023, et les États-Unis ont accueilli plus de 1,1 million d’étudiants internationaux durant l’année universitaire 2023-2024, un record mondial.
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Le ministère de la Sécurité intérieure a défendu la mesure, déclarant: « Pendant trop longtemps, les administrations précédentes ont autorisé des étudiants étrangers et d’autres détenteurs de visas à rester aux États-Unis, presque indéfiniment, présentant des risques pour la sécurité, coûtant une somme incalculable aux contribuables et désavantageant les citoyens américains », dans un communiqué mercredi.
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La mesure, publiée dans le Federal Register, prévoit une courte période pour les commentaires publics avant son entrée en vigueur.
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Aux États-Unis, proposition de réduction de la durée des visas étudiants et journalistes
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La proposition prévoit de limiter à quatre ans la durée des visas étudiants, et de restreindre les visas de séjour des journalistes étrangers à 240 jours, renouvelables pour des périodes identiques; seuls les journalistes chinois seraient limités à 90 jours.
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Jusqu’à présent, les visas non-immigrant pouvaient durer la durée du programme ou jusqu’à cinq ans pour les journalistes, et ces visas sont, en général, limités à 10 ans. La proposition, si elle est mise en œuvre, viserait des journalistes accrédités pour des centaines de médias étrangers.
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« Cette règle proposée envoie un message aux personnes talentueuses à travers le monde, leur signifiant que leurs contributions ne sont pas valorisées aux États-Unis », a réagi Miriam Feldblum, à la tête d’un groupe représentant les responsables d’établissements d’enseignement supérieur américains. « Cela ne nuit pas seulement aux étudiants internationaux, cela affaiblit également la capacité des établissements d’enseignement supérieur et des universités américains à attirer les meilleurs talents, cela diminue notre compétitivité à l’international », a affirmé la présidente de l’Alliance des présidents de l’enseignement supérieur et l’immigration.
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La mesure a été publiée dans le Federal Register, ouvrant une période de commentaires publics, et les analystes soulignent des implications pour l’internationalisation des universités et des partenariats académiques.
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Réactions universitaires et impact sur les inscriptions internationales
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À l’approche de la rentrée universitaire, plusieurs établissements signalent une diminution des inscriptions d’étudiants internationaux, un phénomène qui s’inscrit dans les chiffres évoqués par les ministères et les analyses politiques.
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Mi-août, le département d’État a annoncé avoir révoqué 6 000 visas étudiants depuis janvier, et environ 55 millions de détenteurs de visas sont soumis à des contrôles renforcés, selon les dépêches reprises par les médias. Par ailleurs, des débats sur les liens entre immigration, universités et internationalisation alimentent le contexte politique.
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En parallèle, les responsables soulignent que les réformes pourraient affecter la capacité des universités à attirer des étudiants et à maintenir des partenariats internationaux.
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La date exacte d’entrée en vigueur dépendra des commentaires publics et de la décision finale des autorités américaines.