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La Guardia Civil a récemment libéré six victimes de travail forcé en Espagne et démantelé une organisation criminelle responsable de leur exploitation. Cette opération a conduit à l’arrestation de trois personnes et à l’enquête d’un autre individu. Les victimes, dont certaines ont été recrutées en Colombie, étaient affectées à des tâches de sécurité dans des entreprises isolées des provinces de León, Burgos, Valladolid et Ávila.
Conditions de travail inhumaines
Les six victimes ont été contraintes de travailler sous des conditions extrêmes, avec des périodes de travail dépassant les 500 heures sans repos. Elles exerçaient leurs fonctions dans des casetas de chantier, dans des conditions « totalement précaires » qui ne respectaient pas les normes minimales d’hygiène et de sécurité. Les victimes dormaient sur des cartons, sans aucun contact avec l’extérieur.
Un schéma d’exploitation bien rodé
Les enquêteurs ont découvert un modus operandi utilisé par les membres de l’organisation criminelle. Ils recrutaient des personnes issues de pays sud-américains, principalement en Colombie, en leur promettant un avenir meilleur en Espagne. Cette promesse était souvent suivie d’une manipulation financière, les victimes étant endettées et piégées dans un cycle d’exploitation.
Absence de droits et de protection
Toutes les victimes étaient en situation irrégulière en Espagne et n’avaient pas de contrat de travail. Leur rémunération ne représentait qu’un tiers de ce qui leur aurait dû être versé. La Guardia Civil a souligné l’utilisation d’abus de pouvoir et de tromperies à l’encontre de personnes « extrêmement vulnérables » en raison de leur situation économique et de l’absence de liens familiaux, garantissant ainsi leur soumission à l’organisation.
Une opération en cours
La Guardia Civil a précisé que l’opération se poursuit pour identifier d’autres victimes d’exploitations similaires. Les procédures judiciaires concernant les trois personnes arrêtées et l’individu sous enquête ont été remises au Juzgado de Instrucción numéro 5 de León. Cette intervention fait partie du ‘Plan d’action contre la traite des êtres humains’ mis en œuvre par la Comandancia de la Guardia Civil de León.
