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FBI perquisitionne le domicile d’une journaliste du Washington Post

par Sara
États-Unis

La perquisition menée par le FBI au domicile de la journaliste du Washington Post Hannah Natanson a suscité une vive inquiétude au sein des organes de presse et des défenseurs de la liberté de la presse. Des agents fédéraux ont saisi plusieurs appareils électroniques dans le cadre d’une enquête sur la gestion de documents classifiés, une opération décrite par certains observateurs comme sans précédent contre un journaliste. Selon la direction du Post, Natanson et le journal ne seraient pas ciblés directement, mais l’action soulève d’importantes questions constitutionnelles.

Détails de la saisie

Les agents du FBI ont emporté du matériel professionnel et personnel appartenant à la journaliste. Parmi les objets saisis figuraient plusieurs ordinateurs portables, un téléphone portable et une montre de type Garmin.

  • Ordinateur portable professionnel
  • Ordinateur portable personnel
  • Téléphone portable
  • Montre connectée

Cette opération a été menée après l’obtention d’un mandat de perquisition lié à une enquête sur des fuites de documents classifiés, selon la direction du journal.

Enquête sur un prestataire du gouvernement

Les autorités enquêtent sur un prestataire du ministère de la Défense, accusé d’avoir conservé illégalement des documents classifiés. Les procureurs affirment que l’ingénieur système Aurelio Perez-Lugones aurait pris des captures d’écran de rapports de renseignement et en aurait imprimé des copies lors de son travail pour un contractant implanté dans le Maryland.

Selon les enquêteurs, des documents classifiés auraient été découverts dans une boîte à lunch lors d’une perquisition précédemment menée sur son véhicule et dans son sous-sol. Les autorités affirment également que l’auteur présumé des fuites a été arrêté.

Réactions des responsables gouvernementaux

Le procureur général a déclaré que le ministère de la Justice et le FBI avaient exécuté un mandat au domicile de la journaliste en lien avec des informations classifiées obtenues illégalement auprès d’un contractant du Pentagone. Elle a précisé, via un message publié sur les réseaux sociaux, que le supposé « fuitard » avait été placé en garde à vue.

La porte-parole de la Maison Blanche a indiqué publiquement que l’administration ne tolérerait pas les fuites et qu’elle agirait fermement pour les prévenir. Ces prises de position soulignent la volonté affichée du pouvoir exécutif de poursuivre les responsables de divulgations jugées préjudiciables à la sécurité nationale.

Inquiétudes des organisations de défense de la presse

Des organisations de défense de la liberté de la presse ont dénoncé la perquisition, estimant qu’elle s’inscrit dans une tendance de pressions croissantes sur les journalistes traitant d’informations que le gouvernement souhaite garder secrètes. Elles craignent un effet dissuasif sur le travail d’investigation, notamment pour les sources confidentielles et les lanceurs d’alerte.

Le comité de protection des journalistes a qualifié cette saisie d’atteinte manifeste aux protections journalistiques, rappelant que l’usage de moyens fédéraux pour saisir des appareils d’une journaliste met en péril le droit du public à l’information. Ces groupes appellent à des garanties renforcées pour préserver l’anonymat des sources et la capacité des médias à enquêter sur les institutions publiques.

Conséquences pour le journalisme d’investigation

Il est rare que des forces de l’ordre saisissent des documents détenus par un journaliste aux États-Unis, en raison des larges protections accordées à la presse par la Constitution. Par conséquent, cette opération est perçue comme potentiellement déstabilisante pour la pratique du journalisme d’investigation.

Hannah Natanson s’est notamment illustrée par des enquêtes sur les efforts de l’administration Trump pour réduire les effectifs fédéraux et sur des opérations liées au Venezuela, selon le Washington Post. Les défenseurs de la presse considèrent que des actions similaires risquent d’entraver la coopération entre journalistes et lanceurs d’alerte, essentielle pour la transparence des affaires publiques.

source:https://www.aljazeera.com/news/2026/1/15/fbi-conducts-raid-on-washington-post-reporters-home-seizes-electronics

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