Une affaire tragique s’est déroulée dans la station balnéaire d’Agde, dans l’Hérault, mettant en lumière la complexité des situations de violences intrafamiliales et la réaction de la justice face à de tels événements. Une femme de 29 ans, originaire de la région lyonnaise, a tué son ex-compagnon, également âgé de 29 ans, lors d’un incident survenu dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 août. Selon le procureur de Béziers, Raphaël Balland, elle a été conduite devant un juge d’instruction, en vue d’une mise en examen pour meurtre par conjoint, après avoir reconnu avoir agi « pour se défendre ».
Les circonstances du drame
Les forces de l’ordre sont intervenues peu après 3 heures du matin dans un immeuble situé dans cette ville très fréquentée en été. Sur place, elles ont découvert un homme blessé par un coup de couteau au thorax; la victime n’a pas pu être sauvée. La jeune femme présente sur les lieux a rapidement reconnu être à l’origine de la blessure et a expliqué que la scène de violences, filmée par des caméras de vidéosurveillance, mettait en scène une altercation où elle aurait été contrainte de se défendre face à son ex-compagnon.

Cependant, les images montrent une scène de violences réciproques, lors de laquelle la femme aurait dégainé un couteau avant de l’atteindre fatalement à la poitrine de son ex-partenaire. La scène s’est déroulée en présence de leur fille et de la nièce de la victime, toutes deux âgées de 5 ans, ce qui soulève des questions sur la vulnérabilité des enfants dans ces situations.
Profil et contexte
Les deux individus, connus des services de police et de justice, avaient récemment mis fin à leur relation. La jeune femme a expliqué s’être rendue à Agde pour une semaine de vacances après leur séparation récente, mais a été suivie et harcelée par son ex, qui aurait attendu toute la nuit devant son immeuble et tenté de la suivre à l’intérieur, lui donnant plusieurs coups de poing.
« L’homme exhibait un couteau de type Opinel, dont je me suis saisie pour me défendre, » aurait déclaré la suspecte, selon ses propres mots. La victime était décrite comme ayant une tendance à la violence, ce qui aurait motivé la rupture. La jeune femme affirme qu’elle aurait agi sous la contrainte d’une situation de danger immédiat.
Cette affaire rappelle la vulnérabilité des victimes de violences conjugales, souvent confrontées à des situations où la frontière entre légitime défense et acte criminel peut devenir floue. Le magistrat poursuivra son enquête pour déterminer précisément les circonstances de ce drame qui a profondément bouleversé la communauté locale.