Table of Contents
Le Crédit municipal d’Orléans, souvent appelé la « banque des pauvres », va fermer ses portes le 30 juin 2025. Cette décision s’inscrit dans un contexte difficile pour l’établissement, qui est contraint d’arrêter son activité de prêt sur gage en raison de la mauvaise santé financière de sa maison-mère, le Crédit municipal de Bordeaux.
Impact de la fermeture sur les usagers
Françoise, une retraitée et ancienne fonctionnaire, a découvert cette fermeture en lisant un article dans la presse locale. Elle se souvient d’avoir utilisé le Mont-de-Piété à Paris pour mettre en gage des bijoux de famille, ce qui l’a aidée à passer un moment difficile. « J’ai pu récupérer mes biens au bout d’un an, en remboursant le prêt, après avoir reçu un petit héritage. C’est une formule très souple et adaptée aux difficultés passagères », partage-t-elle.
À présent, Françoise, qui a déménagé à Orléans pour sa retraite, se retrouve désillusionnée. Elle évoque la possibilité de vendre des objets sur Internet pour arrondir ses fins de mois, mais craint de devoir un jour se séparer de ses biens précieux. « Ma retraite d’environ 1700 euros est trop maigre pour vivre décemment. Cette fermeture est une triste nouvelle. C’est une solution qui se referme pour les plus fragiles », conclut-elle.
Contexte et conséquences
Le Crédit municipal d’Orléans fait partie d’un groupe de six agences en France, dont les agences d’Auxerre, Périgueux, Poitiers et Nevers, qui vont également fermer. Cette situation résulte d’un déficit de 4,5 millions d’euros enregistré l’an dernier par la maison mère, entraînant une restructuration et la suppression d’une grande partie de ses 85 emplois. À Orléans, les trois employés de l’agence seront licenciés à la fin du premier semestre 2025.
En tant qu’établissement public « à vocation sociale », le Crédit municipal d’Orléans a joué un rôle crucial en offrant des solutions de financement aux personnes en difficulté. Sa fermeture souligne l’impact des problèmes financiers sur les services destinés aux populations les plus vulnérables.
Photo illustrative
