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France : motions échouent, budget 2026 adopté, gouvernement sauvé

par Sara
France, Union européenne

Le gouvernement français a survécu à deux motions de censure successives à l’Assemblée nationale, ouvrant la voie à l’adoption du budget 2026 et mettant fin à plusieurs mois de paralysie politique et financière qui avaient inquiété les partenaires européens.

Un gouvernement confirmé malgré la défiance

La première motion présentée par la gauche de La France Insoumise n’a recueilli que 260 voix, loin des 289 nécessaires pour renverser l’exécutif. Cette défaite a permis au gouvernement minoritaire dirigé par Sébastien Lecornu de franchir son premier test parlementaire décisif.

Une seconde motion, déposée plus tard par le Rassemblement National, a elle aussi échoué, ce qui a rendu officielle l’adoption de la loi de finances 2026 et mis fin à un blocage politique qui durait depuis près de quatre mois.

Des concessions pour maintenir la majorité relative

La crise est née d’un Parlement fragmenté à la suite des élections anticipées de 2024, qui ont privé l’espace centriste d’une majorité absolue. Face à cette nouvelle configuration, le chef du gouvernement a multiplié les négociations et concédé plusieurs points aux socialistes pour obtenir leur soutien implicite.

Avant les votes, Sébastien Lecornu avait fustigé ceux qu’il accusait de « vouloir tout refuser », visant en particulier l’extrême droite et la gauche radicale. Il avait aussi choisi de faire passer le budget en s’appuyant sur des prérogatives constitutionnelles, une démarche qui avait provoqué des tentatives répétées de renversement du gouvernement.

Les contours du budget 2026

Le budget adopté vise à ramener le déficit public à 5 % du produit intérieur brut en 2026, contre 5,4 % en 2025, après l’abandon d’un objectif antérieur plus ambitieux. Le plan combine mesures de recettes et arbitrages sur les dépenses.

  • Recettes : des taxes supplémentaires ciblant certaines entreprises devraient rapporter environ 7,3 milliards d’euros en 2026.
  • Dépenses : une hausse des crédits militaires de l’ordre de 6,5 milliards d’euros, présentée par le Premier ministre comme « au cœur » du budget.
  • Mesures sociales : suspension du projet de réforme des retraites et report du relèvement de l’âge de départ à 64 ans après la prochaine élection présidentielle, ainsi que des dispositifs de soutien comme l’aide aux repas étudiants et l’augmentation des prestations pour les salariés modestes.

Une accalmie politique, mais une situation fragile

L’adoption du budget met fin à l’impasse législative et rassure à court terme les marchés et les partenaires européens. Toutefois, le gouvernement reste en situation de faiblesse, dépendant d’alliances temporaires dans un hémicycle divisé.

À l’avenir, la nécessité de concilier contraintes budgétaires et demandes sociales pourrait alimenter de nouvelles tensions parlementaires, ce qui rend la stabilité politique susceptible d’évoluer au fil des prochains mois.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/3/%d8%a8%d8%b9%d8%af-%d8%a3%d8%b4%d9%87%d8%b1-%d9%85%d9%86-%d8%a7%d9%84%d8%b4%d9%84%d9%84-%d8%a7%d9%84%d8%b3%d9%8a%d8%a7%d8%b3%d9%8a-%d8%a7%d9%84%d8%ad%d9%83%d9%88%d9%85%d8%a9

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