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France : neuf interpellations pour le meurtre de Quentin Deranque

par Sara
France

Neuf personnes ont été interpellées à Lyon dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, 23 ans, battu à mort la semaine dernière lors d’affrontements politiques aux abords d’une salle où prenait la parole la députée européenne Rima Hassan.

Les arrestations interviennent alors que la ville et le pays restent sous le choc. Selon les autorités, l’affaire est traitée comme un homicide volontaire, assorti d’accusations d’agressions aggravées.

Enquête et interpellations

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a annoncé l’interpellation de quatre personnes, puis de cinq autres dans la foulée, portant le total à neuf suspects. Des sources proches du dossier indiquent que six d’entre eux seraient impliqués dans les coups ayant entraîné la mort, tandis que trois seraient soupçonnés d’avoir aidé les agresseurs.

Parmi les premiers arrêtés figure une assistante de Raphaël Arnault, élu du parti La France Insoumise (LFI). Arnault a publié un message sur X précisant que son assistante avait « suspendu toute activité parlementaire » et affirmant que « l’enquête doit désormais déterminer les responsabilités ».

Des images diffusées par une chaîne de télévision montrent une douzaine de personnes s’en prenant à trois individus à terre, dont deux parviennent à s’enfuir. Un témoin a rapporté que certains assaillants utilisaient des barres de fer.

Les circonstances et les accusations

La bagarre a éclaté jeudi lors d’un rassemblement d’extrême droite organisé en marge de la prise de parole de Rima Hassan à Lyon. Le collectif anti-immigration Nemesis affirme que Quentin Deranque se trouvait au cortège pour protéger ses membres et accuse le groupe antifasciste La Jeune Garde d’être à l’origine du meurtre.

La Jeune Garde, dissoute en juin dernier, a démenti tout lien avec ces « événements tragiques ». De son côté, Raphaël Arnault a qualifié le décès de « geste horrible » et a rappelé qu’il convenait de laisser l’enquête faire son travail.

Réactions politiques

Au plan national, la mort de Quentin Deranque a suscité une onde de choc et ravivé les tensions entre extrême droite et extrême gauche à l’approche des élections municipales de mars et de la présidentielle de 2027.

Jean‑Luc Mélenchon, dirigeant de LFI, a dénoncé des agresseurs qui se sont « déshonorés » en agissant avec une apparente intention létale, rappelant que « quand il y a violence, défensive ou offensive… tous les coups ne sont pas permis ». Le gouvernement a quant à lui pointé la responsabilité morale de certains acteurs d’extrême gauche, sans qu’une autorité judiciaire ne confirme ces accusations pour l’heure.

À l’extrême droite, la candidate et figure du Rassemblement national, Marine Le Pen, a condamné les « barbares responsables de ce lynchage ». Jordan Bardella, président du RN, a tenu pour moralement et politiquement responsable Jean‑Luc Mélenchon, l’accusant d’avoir « ouvert les portes de l’Assemblée nationale à des personnes suspectées de meurtre ».

Suites prévues

Les députés ont observé une minute de silence en mémoire de Quentin Deranque à l’Assemblée nationale. Une marche en sa mémoire doit se tenir à Lyon samedi prochain, selon les organisateurs locaux.

L’enquête se poursuit, les magistrats travaillant à établir les rôles de chacun et les circonstances précises de l’altercation qui a conduit à ce drame.

source:https://www.aljazeera.com/news/2026/2/18/france-arrests-nine-over-killing-of-far-right-activist-quentin-deranque

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