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Plus de dix personnes ont été tuées vendredi soir lors de frappes israéliennes dans la plaine de la Békaa, à l’est du Liban, tandis qu’une autre attaque a visé le camp palestinien d’Ain al‑Hilweh, faisant deux morts supplémentaires. Selon l’agence nationale libanaise, le bilan provisoire fait état de plus de dix morts et d’environ trente blessés, et les équipes de secours poursuivent les opérations de recherche sous les décombres.
Bilan et opérations de secours
Les autorités libanaises ont indiqué que les frappes ont touché notamment un immeuble à Riyaq, dans le district de Baalbek, entraînant des pertes humaines et d’importants dégâts matériels. Les sauveteurs continuent de fouiller les ruines dans l’espoir de retrouver d’éventuelles victimes encore ensevelies. Parallèlement, des foyers ont été détruits et d’autres bâtiments ont été gravement endommagés, compliquant l’accès aux zones sinistrées.
Les hôpitaux de la région ont reçu de nombreux blessés, et les équipes médicales restent mobilisées pour faire face à l’afflux de victimes. Les autorités locales n’ont pas encore communiqué de bilan définitif, et le nombre de victimes pourrait évoluer au fur et à mesure des opérations de secours.
Frappes dans la Békaa
Le raid contre Riyaq s’inscrit dans une série d’attaques aériennes menées vers l’est de la Békaa, après que l’intensité des frappes s’était concentrée plus au sud dans la journée. Des avions israéliens ont également frappé les secteurs entourant Qasr Naba et Tamnin al‑Tahta, ainsi que la zone de Mahallat al‑Shaʿra, au pied des Monts du Liban. Les frappes ont été décrites comme violentes et en salves successives, provoquant un niveau de victimes jugé sans précédent depuis l’entrée en vigueur du cessez‑le‑feu en novembre 2024.
Un responsable militaire du Hezbollah figure parmi les victimes, selon une source de sécurité libanaise, ce qui ajoute une dimension politique et militaire aux attaques. L’armée israélienne a reconnu avoir mené des opérations contre des positions dans la région de Baalbek, affirmant qu’elle visait des locaux qu’elle impute au Hezbollah et qui seraient utilisés pour préparer des actions contre ses forces.
Le raid sur le camp d’Ain al‑Hilweh
Dans le sud, une frappe a touché le camp d’Ain al‑Hilweh, à proximité de la ville de Saïda, provoquant la mort de deux personnes et en blessant trois autres. L’armée israélienne a affirmé avoir visé un site qu’elle attribue à des membres d’un mouvement de la résistance palestinienne, allégation rejetée par les responsables palestiniens. Le bombardement a provoqué l’indignation des habitants et des acteurs politiques locaux, qui dénoncent l’attaque d’un camp densément peuplé et principalement civil.
Le mouvement visé a condamné l’attaque, la qualifiant d’escalade grave et d’irrespect flagrant du droit international, tout en contestant la version israélienne selon laquelle le bâtiment ciblé servirait à des activités hostiles. Des témoins ont rapporté des scènes de panique et des opérations de secours pour extraire des blessés et sécuriser les lieux.
Destruction d’infrastructures et intensification des raids
Parmi les dégâts figure la destruction d’un immeuble proche d’une institution financière sur l’axe routier de Riyaq, qui a été complètement détruit, selon les autorités locales. D’autres frappes ont visé des zones rurales et des axes de communication, aggravant les difficultés d’accès pour les secours. Les opérations aériennes ont été accompagnées d’activités de déminage et de destruction ponctuelle menées par les forces israéliennes dans le sud du pays.
Les observateurs notent que ces actions surviennent alors que l’armée libanaise poursuit la mise en œuvre d’un plan au nord de la rivière Litani visant à centraliser les armes sous l’autorité de l’État, un contexte que les responsables locaux jugent particulièrement sensible face à ces frappes.
Contexte et réactions
Malgré l’accord de cessez‑le‑feu conclu en novembre 2024, les raids israéliens se poursuivent, illustrant une détérioration progressive de la situation. Israël maintient des positions sur plusieurs collines stratégiques dans le sud libanais, en contradiction, selon certains, avec les termes de l’accord. Cette persistance des opérations alimente des tensions accrues entre les parties sur le terrain.
Les autorités palestiniennes et des mouvements de la région ont condamné les frappes, tandis que des responsables libanais appellent à la retenue pour éviter une nouvelle escalade majeure. La communauté humanitaire exprime quant à elle son inquiétude face à l’impact sur les civils et les infrastructures essentielles, soulignant la vulnérabilité des populations affectées.
Points clés
- Plus de dix morts et environ trente blessés après des frappes dans la Békaa.
- Deux morts et trois blessés suite à une frappe au camp d’Ain al‑Hilweh.
- Destruction d’un bâtiment proche d’une institution financière à Riyaq.
- Israël affirme viser des positions liées au Hezbollah ; un responsable du Hezbollah serait parmi les victimes.
- Les frappes interviennent malgré le cessez‑le‑feu de novembre 2024, accentuant les tensions régionales.