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Une vaste fraude artistique au Canada a récemment été révélée, impliquant des milliers de faux tableaux attribués à Norval Morrisseau, un artiste autochtone très respecté. Cette affaire a mis en lumière deux réseaux criminels opérant dans la ville isolée de Thunder Bay, qui ont réussi à tromper des collectionneurs et des galeries prestigieuses.
La Découverte de la Fraude
Tim Tait, un artiste local de Thunder Bay, s’est rendu compte de l’escroquerie lorsqu’il a tenté de vendre certaines de ses œuvres à un cabinet d’avocats. En examinant les tableaux sur place, il a remarqué un de ses travaux, mais avec une autre signature : celle de « Copper Thunderbird », surnommé le « Picasso du Nord », en référence à Norval Morrisseau.
Tait, également d’origine autochtone, a contacté la police pour signaler la situation, mais il a été moqué. Cela n’a pas arrêté son envie de révéler la vérité : « Quand cela sortira, je chanterai comme un oiseau, » a-t-il déclaré.

Un Scandale Éclatant
Au fil des ans, les deux réseaux criminels ont produit des milliers de faux tableaux de Morrisseau, générant des millions d’euros de profits à travers le Canada. Ces contrefaçons, qui comprenaient également des œuvres réétiquetées d’autres artistes autochtones, ont trouvé leur place dans les galeries les plus renommées du pays et même dans de prestigieuses universités.
Les victimes de cette escroquerie incluent des retraités, des collectionneurs d’art milliardaires et même une rock star. La fraude a été si vaste qu’elle a choqué le milieu artistique canadien.
Des Peines de Prison et un Impact Durable
Les dirigeants de ces réseaux de fraude ont récemment plaidé coupable et purgent maintenant des peines de prison. Thunder Bay, déjà surnommée la « capitale des homicides » du Canada en raison de la criminalité, se retrouve désormais au centre du plus grand scandale artistique de l’histoire du pays.
Cette affaire soulève des questions importantes sur la sécurité des œuvres d’art et la vigilance nécessaire pour éviter de telles fraudes à l’avenir. Les autorités et les institutions culturelles doivent redoubler d’efforts pour restaurer la confiance du public et protéger l’intégrité de l’art canadien.