À Gaza, une association de secours médical risque d’interrompre ses services alors que les médicaments, les équipements et l’alimentation électrique manquent. Des milliers de patients, notamment atteints de maladies chroniques, dépendent de ces structures pour obtenir des traitements et réaliser des examens de suivi.
Des soins fragilisés par plusieurs pénuries
La pénurie touche particulièrement les médicaments destinés aux personnes vivant avec des maladies chroniques. Des équipements médicaux et de laboratoire sont également hors service ou ne peuvent plus être utilisés faute de fournitures. Pour des patients qui doivent effectuer des contrôles réguliers, l’absence d’analyses limite l’accès aux informations nécessaires au suivi de leur état.
L’accès à une autre structure de santé ou l’achat de médicaments en dehors de Gaza restent difficiles pour une partie des patients concernés. Le risque n’est donc pas seulement celui d’un stock réduit : la continuité même des services dépend des moyens disponibles sur place.
Un seul générateur pour maintenir le centre en activité
L’un des centres fonctionne avec un unique générateur. Son exploitation est menacée par le manque de carburant, d’huiles et de pièces de rechange, alors qu’il alimente les installations et les appareils médicaux. Son arrêt suspendrait les services de santé proposés par le centre.
Les besoins signalés regroupent ainsi les médicaments, les consommables de laboratoire, la réparation des équipements et l’énergie nécessaire au fonctionnement quotidien. Les données officielles citées dans le reportage attribuent à l’armée de l’État sioniste au moins 445 attaques contre des infrastructures de santé à Gaza, dont 155 installations endommagées ; 47 % des hôpitaux du territoire ne fonctionneraient plus que partiellement. Elles indiquent aussi que près de 15 600 patients avaient besoin d’un traitement hors de Gaza en août 2026.
Sources
Al Jazeera — مركز إغاثة طبية في غزة.. معاناة مركّبة من نقص الأدوية والمعدات ومولّدات الكهرباء