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Des responsables américains affirment que le Hamas aurait discrètement exprimé sa disposition à accepter un plan de désarmement progressif, à condition que la deuxième phase de l’accord sur Gaza commence. Cette annonce intervient alors que les médiateurs préparent le basculement vers des mesures concrètes destinées à transformer la trêve en une normalisation durable de la sécurité dans le territoire.
Les étapes prévues du désarmement du Hamas
Le plan américain est conçu pour être mis en œuvre par étapes successives et graduelles. La première phase vise à démanteler ce qui est décrit comme la « structure logistique » des capacités militaires : tunnels, ateliers de fabrication d’armes et infrastructures similaires.
Parallèlement, les armes lourdes et les roquettes seraient retirées ou stockées dans des lieux où elles ne pourraient plus être utilisées pour mener des attaques. Les autorités insistent sur l’idée d’un retrait contrôlé et vérifiable afin d’éviter une résurgence des capacités offensives.
Signes positifs, mais prudence
Selon les mêmes responsables, le Hamas aurait envoyé des signaux favorables concernant le désarmement, suscitant un certain optimisme parmi les médiateurs. Toutefois, ces déclarations sont accueillies avec prudence : plusieurs acteurs soulignent que l’engagement doit se traduire par des actes vérifiables.
La conversion d’une trêve en paix permanente dépend largement de la remise effective des armes et du retrait progressif des forces israéliennes du territoire, expliquent-ils. Les autorités insistent également sur la nécessité de réponses tangibles aux préoccupations sécuritaires des deux parties.
Mesures d’accompagnement et garanties
La mise en place d’une force de police locale, opérant sous l’autorité d’un gouvernement de technocrates, fait partie des mesures d’accompagnement. Cette force aurait le monopole légal de la détention d’armes, assurant ainsi un cadre institutionnel pour le maintien de l’ordre.
Les États-Unis étudient également la possibilité de programmes d’amnistie destinés aux membres du Hamas souhaitant remettre leurs armes personnelles et renoncer aux activités militaires. Plusieurs responsables du mouvement auraient, en public, accepté l’idée de transférer les armes lourdes à des forces arabes ou aux autorités palestiniennes pour les placer en entrepôts sécurisés.
Rôle possible de la Turquie et force internationale
Le dispositif de sécurité proposé prévoit le déploiement d’une force internationale de stabilisation, approuvée au niveau international, pour superviser la nouvelle donne sécuritaire à Gaza. Plusieurs pays se seraient dits intéressés à participer à cette force, et la Turquie figure parmi les États pressentis.
Les responsables américains souhaitent qu’Ankara joue un rôle dans la reconstruction et la stabilisation du territoire, et cherchent à encourager une normalisation des relations entre la Turquie et Israël après les tensions récentes. L’implication de pays régionaux est considérée comme un facteur clé de crédibilité et de durabilité du dispositif.
Calendrier, conditions et points en suspens
Les négociateurs indiquent que les discussions avec le Hamas sur le désarmement se poursuivent et devraient se poursuivre dans les semaines à venir, parallèlement au lancement de la phase deux. Les avancées concrètes dépendront de vérifications sur le terrain et de la coopération de toutes les parties.
Le calendrier demeure cependant conditionné par des éléments sensibles, notamment la localisation de restes de victimes et d’autres questions humanitaires non résolues. Des responsables estiment que ces éléments ne doivent pas bloquer l’ensemble du processus, mais reconnaissent qu’ils compliquent la mise en œuvre rapide du plan.