Aller au contenu

Jeudi 5 novembre 2026 Mis à jour à 22 h 03

Lire sans pub

Gaza : Santé dément la trêve annoncée par Israël malgré les attaques

Par Sara 3 min de lecture 1 source Palestine, Israël

Garder Discussion

Le directeur général du ministère de la Santé à Gaza, le Dr Monir al‑Barsh, a nié l’existence d’une « trêve tactique » dans la ville de Gaza, qualifiant les annonces d’Israël de « propagande médiatique » alors que les civils sont ciblés quotidiennement.

Réfutation d’une trêve et pression sur les habitants

Au cours d’une intervention télévisée avec Al Jazeera, le Dr al‑Barsh a affirmé que les plans israéliens visant à pousser les habitants de la ville à partir échoueront. Il a insisté sur le fait que la population ne souhaite pas abandonner ses foyers malgré les menaces.

Il a souligné que tous les résidents de l’est de Gaza se sont déplacés vers l’ouest de la ville, provoquant une densité démographique extrême.

  • Population estimée à 60 000 personnes par kilomètre carré dans la ville de Gaza.
  • Déplacement massif des quartiers est vers l’ouest, augmentant la pression humanitaire.

Destruction par des « robots » explosifs

Al‑Barsh a indiqué que l’armée israélienne fait exploser quotidiennement entre 7 et 10 engins télécommandés entre les maisons et dans les quartiers résidentiels de l’est et du nord de Gaza.

Selon ses déclarations, ces appareils transporteraient jusqu’à 7 tonnes d’explosifs, entraînant une destruction considérable des zones visées.

Position de l’armée israélienne sur Gaza ville

Plus tôt, l’armée israélienne a annoncé, sur ordre du gouvernement, l’exclusion de la ville de Gaza de la « trêve tactique temporaire des activités militaires », avertissant que la ville deviendra une zone de combat dangereuse.

Elle a également déclaré renforcer ses opérations aux abords de la ville et avoir entamé les phases préparatoires d’une offensive municipale.

Voir l’annonce de l’armée : https://www.aljazeera.net/news/2023/12/10/%D8%A8%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%B1%D9%82%D8%A7%D9%85-%D8%AA%D8%B9%D8%B1%D9%81-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%A5%D9%85%D9%83%D8%A7%D9%86%D9%8A%D8%A7%D8%AA-%D9%88%D9%85%D9%82%D9%88%D9%85%D8%A7%D8%AA.

Conséquences humanitaires et sanitaires

Le responsable sanitaire a averti que l’occupation exerce toutes les formes d’extermination dans le territoire assiégé, y compris des formes de violence psychologique.

Il a mis en garde contre des impacts durables : générations confrontées à la malnutrition et à des troubles psychologiques et reproductifs.

  • Absence d’actions internationales concrètes malgré les alertes des agences onusiennes.
  • Enregistrement de 39 décès par inanition depuis l’annonce de la famine, dont 6 enfants (selon le ministère de la Santé).

Al Jazeera rapporte que l’IPC (Integrated Food Security Phase Classification) a déclaré la semaine précédente que Gaza était entrée en phase de famine, déclaration rejetée par les autorités israéliennes qui ont demandé sa rétractation.

« Approfondissement de la catastrophe » : situation des secours

Faris Afana, directeur des ambulances et des urgences à Gaza, a averti que les véhicules d’ambulance risquent de cesser de fonctionner, aggravant la catastrophe humanitaire.

Il a expliqué qu’Israël empêche l’entrée des pièces détachées nécessaires à la maintenance des ambulances, ce qui limite fortement l’intervention médicale d’urgence.

  • Les équipes d’ambulance rencontrent des difficultés pour atteindre les morts, les blessés et les personnes ensevelies sous les décombres.
  • Les frappes se sont intensifiées depuis des semaines dans le nord de la ville, compliquant l’action des secours sur le terrain.

Contexte du conflit et bilan

Depuis le 7 octobre 2023, et avec le soutien des États‑Unis selon le reportage, Israël mène des opérations contre le territoire de Gaza.

Le bilan communiqué fait état, au total, de :

  • 62 966 morts parmi les Palestiniens, majoritairement des enfants et des femmes ;
  • 159 266 blessés ;
  • Plus de 9 000 personnes portées disparues ;
  • Des centaines de milliers de déplacés internes ;
  • La famine aurait causé la mort de 317 Palestiniens, dont 121 enfants.

Pour mémoire et contexte institutionnel, voir la fiche relative à la ville de Gaza et d’autres références publiées par Al Jazeera :

  • Ville de Gaza — fiche
  • Israël — fiches
  • Notion d’extermination/« génocide » (répertoire)
  • Fiche historique sur Gaza
  • Déclarations récentes du Dr Monir al‑Barsh


La source

Signaler une erreur
  1. 1aljazeera.netaljazeera.net (nouvel onglet)

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Tout le fil

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte