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Ghislaine Maxwell a décliné de répondre aux questions d’un comité de la Chambre des représentants des États‑Unis, invoquant le droit de ne pas s’auto‑incriminer lors d’une brève audition à huis clos tenue lundi. La femme, partenaire de Jeffrey Epstein, devait être entendue par visioconférence depuis un camp pénitentiaire fédéral au Texas où elle purge une peine de vingt ans pour trafic sexuel.
Refus et conditions posées par la défense
Les avocats de Ghislaine Maxwell ont demandé qu’une immunité pénale lui soit accordée en échange de son témoignage. Selon le président républicain du comité, James Comer, l’avocate de Maxwell a indiqué que sa cliente ne répondrait qu’à la condition d’obtenir un pardon présidentiel.
La demande a été rejetée par le comité, et M. Comer a déclaré que Maxwell avait «, comme prévu, invoqué le cinquième amendement et refusé de répondre à toute question », qualifiant le déroulement de l’audition de « décevant ». La session, prévue initialement en janvier après plusieurs reports, s’est finalement tenue dans un format restreint.
Contexte de l’enquête parlementaire
Les parlementaires cherchent à comprendre comment Jeffrey Epstein a pu commettre ses crimes pendant des années et qui l’a aidé, y compris d’éventuels complices. Ghislaine Maxwell, qui conteste sa condamnation de 2022, tente parallèlement d’obtenir l’annulation de sa condamnation en soutenant avoir été condamnée à tort.
La défense avait averti le comité qu’une audition sans garanties serait « une mise en scène politique » et un gaspillage de fonds publics. Malgré ces objections, l’enquête du Congrès se poursuit, nourrie par la publication récente d’importants documents judiciaires.
Convocations de personnalités et réactions
Le comité a également convoqué séparément l’ancien président Bill Clinton et son épouse Hillary Clinton pour s’expliquer sur leurs liens passés avec Epstein. Après des menaces de poursuites pour outrage au Congrès, les deux ont accepté de comparaître mais ont demandé des auditions publiques, affirmant vouloir éviter que leurs déclarations ne soient instrumentalisées politiquement.
James Comer a précisé que, d’après les avocats de Maxwell, celle‑ci ne détient pas d’éléments mettant en cause directement Donald Trump ou Bill Clinton. Néanmoins, la polémique autour des relations d’Epstein avec des personnalités influentes alimente les craintes et les spéculations médiatiques.
Documents, transcriptions et débats publics
Le ministère de la Justice a rendu publiques des transcriptions d’entretiens dans lesquelles Maxwell a déclaré ne pas croire à un suicide d’Epstein en prison, tout en refusant de pointer du doigt un responsable précis. Elle a nié l’existence d’une « liste de clients » et déclaré n’avoir pas eu connaissance de chantages visant des personnalités.
En outre, la diffusion fin janvier d’un vaste lot de documents liés à l’affaire Epstein a provoqué embarras et inquiétude chez plusieurs personnalités. Le ministère a indiqué que les millions de pages publiées ne contenaient pas d’éléments nouveaux susceptibles d’entraîner des poursuites supplémentaires, mais les élus prévoient d’examiner des versions non expurgées de ces fichiers dans les semaines à venir.
Conséquences politiques et attentes
Le refus de Ghislaine Maxwell de témoigner laisse de nombreuses questions sans réponse et prolonge une saga judiciaire et politique déjà très médiatisée. Alors que certains estiment qu’Epstein a pu être éliminé pour protéger des complices, d’autres rappellent que la mention d’un nom dans des documents n’implique pas automatiquement une infraction.
Quoi qu’il en soit, les enquêtes du Congrès et la publication des documents devraient maintenir la pression sur les institutions et les personnalités impliquées, tandis que les victimes et l’opinion publique attendent davantage de transparence.