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Le gouvernement ouvre un nouveau chantier sur les rémunérations de la fonction publique et vise un état des lieux des carrières et des rémunérations des agents publics, avec un cycle de discussions en vue de l’élection présidentielle de 2027. Cette démarche s’inscrit dans une volonté d’examiner la structure de la rémunération dans la fonction publique, notamment l’indice, l’indemnité et les grilles, afin d’alimenter le débat public. « Si on veut inscrire quelque chose dans le projet de loi de finances 2027, on doit négocier maintenant », a déclaré Christian Grolier, secrétaire général de Force ouvrière fonction publique.
Un état des lieux et un cycle de discussions avant 2027
Le ministre de la Fonction publique, David Amiel, a présenté trois projets de textes lors d’une réunion, notamment un projet de loi pour conformer le droit de la fonction publique à des décisions du Conseil constitutionnel et pérenniser une expérimentation permettant la titularisation d’apprentis en situation de handicap. Il veut aussi relancer la préparation d’un projet de loi destiné à renforcer la protection fonctionnelle des agents publics. Enfin, il souhaite réaliser un état des lieux sur l’évolution des carrières et les rémunérations des agents publics et organiser un cycle de discussions.
La proposition du ministère s’appuierait sur une « revue en profondeur de la manière dont on structure la rémunération dans la fonction publique » (indice, indemnité, grilles) et a pour objectif de nourrir le débat public en vue de l’élection présidentielle de 2027. France Stratégie, organisme placé auprès du Premier ministre, estime que « certaines mesures en faveur du pouvoir d’achat (Ségur de la Santé, Grenelle de l’éducation) n’ont pas permis de contrer complètement l’érosion de l’attractivité salariale de la fonction publique ». « c’est une grosse déception, et une fois de plus le gouvernement n’a rien compris », a commenté Christian Grolier, secrétaire général de Force ouvrière fonction publique (joint par l’AFP). Il ajoute : « Si on veut inscrire quelque chose dans le projet de loi de finances 2027, on doit négocier maintenant ».
« Il y a un éléphant au milieu de la pièce (les rémunérations, NDLR) et on regarde ailleurs », déplore Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU fonction publique, soulignant les divisions sur le calendrier et les mesures à prendre. Elle estime l’ouverture des discussions utile mais déplore l’absence d’un signal concret dès 2026 et « l’absence de mesures générales depuis deux ans », notamment sur la valeur du point d’indice.

Réactions et points de dissension dans les organisations
Pour l’UNSA fonction publique, l’ouverture de ce chantier est une avancée à prendre, et Luc Farré, son secrétaire général, souligne qu’un cadre pour une négociation serait bénéfique: « Une avancée qui est bonne à prendre, et si on peut aller jusqu’à une négociation, tant mieux ». Il salue par ailleurs la préparation d’un texte sur la protection fonctionnelle, et appelle à « associer » les organisations à ce travail.
Par ailleurs, des signaux crédibles manquent pour 2026 selon les syndicats. Caroline Chevé pointe que l’émergence d’une discussion peut être utile, mais que les mesures générales restent insuffisantes depuis deux ans et que le calendrier demeure incertain.

Des avancées et les attentes des organisations
Les acteurs syndicaux restent vigilants: Luc Farré, secrétaire général de l’UNSA fonction publique, affirme: « Une avancée qui est bonne à prendre, et si on peut aller jusqu’à une négociation, tant mieux », et il ajoute que la protection fonctionnelle doit être accompagnée d’un travail d’association des organisations. « d’associer » les organisations est une demande récurrente des représentants, qui souhaitent que les partenaires sociaux soient pleinement associés à l’élaboration des textes et à leur mise en œuvre.