Le conflit social autour du musée du Louvre se prolonge : les salariés réunis en assemblée générale ont reconduit la grève, et le musée restera fermé ce lundi. Des revendications portent sur les rémunérations et les conditions de travail, notamment en ce qui concerne l’alignement sur les grilles du ministère de la Culture et la gouvernance du musée. La direction affirme un dialogue nourri et des mesures visant à mieux maîtriser la fréquentation et à lutter contre les agressions des agents, mais les syndicats estiment que les avancées restent insuffisantes. Des incertitudes persistent sur le nombre de grévistes et sur la chronologie des prochaines discussions, alors que l’on attend des décisions annoncées par les autorités.
À Paris, le Louvre reste fermé après la reconduction de la grève
La fermeture du musée a été confirmée après l’assemblée générale qui a décidé de reconduire la grève, marquant une troisième fermeture en quelques semaines. Selon les représentants syndicaux, environ 300 à 350 agents auraient voté pour poursuivre le mouvement, alors que le musée et le ministère soulignent le cadre du dialogue en cours et la préparation de mesures spécifiques pour limiter les conséquences de la mobilisation. Le musée précise que les visiteurs ayant réservé une visite dans la journée seront remboursés automatiquement, sans démarche supplémentaire.

Des échanges ont été évoqués sur le plan salarial. Christian Galani, de la CGT, a rappelé que la grève vise notamment un alignement des rémunérations et a indiqué que le mouvement avait été voté par environ 350 agents, selon les informations communiquées par le syndicat. De leur côté, d’autres sources évoquent une assise plus restreinte, autour de 300 agents, dans le cadre d’un même processus de vote.
Dimanche, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a déclaré que des décisions « incessamment sous peu » seraient prises pour le musée du Louvre, sans préciser les mesures. Du côté de la direction, on assure qu’un « dialogue nourri » a été engagé et que des mesures ont été annoncées pour améliorer la maîtrise de la fréquentation et renforcer la lutte contre les agressions des agents.
Réactions et enjeux: salaires et gouvernance au centre des revendications
Les représentants des syndicats soulignent également des problématiques de gouvernance et de bien-être, affirmant que des avancées sur le volet salarial doivent s’accompagner de changements structurels. Valérie Baud, de la CFDT, a déclaré : « Notre revendication est claire : à travail égal, salaire égal », ajoutant que les annonces affichées par la direction ne suffisent pas à dissiper le malaise. Elise Muller, de SUD, a pour sa part évoqué le risque d’un statu quo et a estimé : « On peut avoir des annonces mais on reste face à une direction droite dans ses bottes qui ne reconnaît pas qu’elle peut parfois se tromper ».
Dans ce contexte, le ministère et le Louvre préparent une prochaine réunion jeudi pour débattre des questions salariales, un sujet jugé comme un important point d’achoppement par les syndicats. Le mouvement a déjà entraîné la fermeture de jours et une perte de recettes, selon la direction, estimée à au moins un million d’euros à ce stade.
