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Le secteur des courses hippiques a connu une journée de grève ce jeudi 7 novembre pour protester contre une réforme de la fiscalité des paris, qui a finalement été abandonnée. Ce type d’annulation de courses était si rare qu’il n’avait pas eu lieu depuis la Seconde Guerre mondiale, en dehors de la crise sanitaire liée au Covid-19. Une manifestation s’est également déroulée dans les rues de Paris pour soutenir cette cause.
Les conséquences économiques de la grève
D’après les représentants de la filière, l’annulation de 25 courses prévue ce jeudi entraînerait une perte de 3 millions d’euros. Plusieurs organisations, dont France Galop et la Société du Trotteur français, ont appelé à cette action en raison des craintes d’une hausse de la fiscalité sur les paris hippiques, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’ensemble du secteur.

Une fiscalité jugée injuste
Dans un communiqué, plusieurs organisations du secteur ont dénoncé « le choix mortifère du gouvernement d’alourdir la fiscalité des paris hippiques ». Elles soulignent que cette hausse ne prend pas en compte la spécificité des paris hippiques, qui financent une filière agricole complète. Une telle augmentation de la fiscalité pourrait entraîner une diminution significative des revenus des agriculteurs, ainsi qu’un risque de perte d’emplois dans un secteur déjà en difficulté.
Réactions politiques et amendements
Le gouvernement a récemment proposé un amendement au projet de loi de Sécurité sociale, visant à augmenter la taxe sur les produits bruts des paris hippiques. Cette proposition prévoyait une hausse de la taxe de 6,9 % à 7,5 % pour les paris en points de vente physique, et de 6,9 % à 15 % pour les paris en ligne. Selon Stéphane Meunier, président du Syndicat des entraîneurs, drivers et jockeys, cela représenterait une perte de 35 millions d’euros par an pour le secteur.
Un autre amendement, proposé par le député centriste Charles de Courson, visait à instaurer une taxe de 13,7 % sur chaque euro de gain au-delà de 1 500 euros. Bien que ces deux amendements aient été rejetés à l’Assemblée nationale, la filière demeure inquiète quant à un éventuel retour de ce sujet dans les discussions futures.