Arrêtez de nous taper dessus ! lance le Dr Philippe Cuq, président de l’UCDF et coprésident du Bloc, l’intersyndicale des spécialistes, à l’attention de l’exécutif et des législateurs. Face à une loi de financement de la Sécurité sociale 2026 qu’ils jugent liberticide, les syndicats ont pris l’initiative d’un crash test du système de santé: dix jours sans médecine libérale. La grève est présentée comme une réaction des professionnels face à ce texte.
La grève devrait essentiellement concerner les spécialistes mais les syndicats de généralistes se sont joints au mouvement, qui touchera aussi bien les cabinets que les cliniques. Cette mobilisation est annoncée comme touchant majoritairement les spécialistes, mais les généralistes se joignent aussi au mouvement. Selon la Fédération de l’hospitalisation privée, environ 80 % des établissements devraient suivre le mouvement.
Du 10 au 14 janvier, les blocs opératoires et les salles d’accouchement seront fermés. Plus d’un Français sur deux est opéré dans le secteur libéral et, pour certaines spécialités en ambulatoire, c’est 80 %. Durant ces jours, les parturientes qui accoucheront en clinique seront transférées vers des hôpitaux publics.
Durant ces cinq jours, chirurgiens, anesthésistes et gynécologues pourraient être amenés à exercer à Bruxelles. La démarche est décrite comme une illustration des choix possibles pour les praticiens en dehors du système national. L’exil est présenté comme une option envisageable pour certains médecins, selon les organisateurs.
Le point d’orgue de la mobilisation est un exil symbolique dans la capitale européenne. Entre 2 500 et 3 000 praticiens auraient pris leur billet pour quitter la France temporairement afin de démontrer que l’exil est une option envisageable et que de jeunes médecins choisissent d’installer leurs activités à l’étranger, y compris aux États-Unis.