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À Paris et en régions, la grève des médecins libéraux débute ce lundi pour une durée de dix jours. Cabinets potentiellement fermés et blocs opératoires à l’arrêt pourraient peser sur la continuité des soins, notamment dans l’hôpital public. Le gouvernement affirme avoir pris des mesures pour assurer la permanence des soins et envisage, en cas de besoin, le recours aux réquisitions afin de garantir l’accès des patients à des soins, tout en respectant le droit de grève. Selon le syndicat CSMF, 85% de ses adhérents ont annoncé leur intention de faire grève.

Grève des médecins libéraux et mouvement annoncé
Lundi, les médecins de ville et les cliniques débuteront un mouvement de grève prévu pour durer dix jours. Des cabinets devraient être fermés et des blocs opératoires mis à l’arrêt, avec de possibles répercussions pour l’hôpital public. D’après le syndicat CSMF, le « mouvement sera excessivement suivi », 85% de ses adhérents ayant annoncé leur intention de faire grève.
Dans un entretien à La République du Centre publié dimanche, la ministre de la Santé Stéphanie Rist indique avoir «depuis plusieurs jours», «pris des mesures pour organiser la permanence des soins avec les Agences régionales de santé (ARS), les établissements, les professionnels eux-mêmes pour que nos concitoyens ne soient pas en danger pendant cette mobilisation».
«On peut également avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin», ajoute-t-elle, expliquant qu’elle prendra ses «responsabilités pour que nos concitoyens puissent être soignés, tout en respectant la possibilité de faire grève pour les professionnels».
Les médecins libéraux entendent dénoncer le contrôle accru des prescriptions d’arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser «de façon autoritaire» les tarifs de certains actes, en «contournant» le dialogue social.
«Il y a une augmentation exponentielle de ces dépassements d’honoraires ces dernières années. Même si les abus ne concernent qu’une minorité de médecins, nous ne pouvons pas laisser la situation en l’état car nous avons des concitoyens qui renoncent aux soins pour des raisons financières», justifie dimanche la ministre.
Mesures gouvernementales et cadre du dialogue social
Des mesures pour organiser la permanence des soins sont prévues, et le gouvernement affirme être prêt à recourir aux réquisitions si nécessaire, afin d’éviter une rupture d’accès aux soins.
La coordination avec les ARS, les établissements et les professionnels a été renforcée pour assurer la permanence des soins, selon Stéphanie Rist. Elle rappelle qu’«depuis plusieurs jours» elle a «pris des mesures pour organiser la permanence des soins avec les ARS, les établissements, les professionnels eux-mêmes pour que nos concitoyens ne soient pas en danger pendant cette mobilisation» et précise qu’elle soutient l’idée que «on peut également avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin».
Les médecins libéraux dénoncent le contrôle accru des prescriptions d’arrêts de travail et les mécanismes permettant de baisser «de façon autoritaire» les tarifs de certains actes, en «contournant» le dialogue social.
«Il y a une augmentation exponentielle de ces dépassements d’honoraires ces dernières années. Même si les abus ne concernent qu’une minorité de médecins, nous ne pouvons pas laisser la situation en l’état car nous avons des concitoyens qui renoncent aux soins pour des raisons financières», justifie la ministre.
Enjeux pour les patients et le système
Le mouvement met en évidence les tensions entre le droit de grève et la nécessité de maintenir l’accès aux soins pour les patients, notamment lorsque des cabinets se ferment et des blocs opératoires ralentissent les activités.
Selon le gouvernement, les mesures envisagées visent à éviter une paralysie du système et à préserver la continuité des soins, tout en rappelant que l’objectif est d’ouvrir un cadre de dialogue avec les professionnels.
Si les syndicats estiment que l’initiative vise à «contourner» le dialogue social, les autorités soutiennent que les dépassements d’honoraires et d’autres mécanismes doivent être maîtrisés pour prévenir des renoncements aux soins, selon les déclarations de Stéphanie Rist.