Au Groenland, la France va renforcer sa présence avec l’envoi prochain de moyens terrestres, aériens et maritimes, selon Emmanuel Macron. La décision s’inscrit dans le cadre d’une mission militaire européenne et intervient au moment où le territoire arctique est au cœur de tensions géopolitiques. Macron a annoncé ces mesures lors de ses vœux aux Armées, sur la base aérienne d’Istres, près de Marseille. La France avait déjà déployé une première équipe de militaires et affirme vouloir soutenir le Danemark tout en respectant la souveraineté du Groenland.

Groenland: Macron annonce l’envoi de moyens terrestres, aériens et maritimes
Lors de son discours, Macron a déclaré que «La France et les Européens doivent continuer partout où leurs intérêts sont menacés d’être là, sans escalade, mais intraitables sur le respect de la souveraineté territoriale», et il a précisé que cette action vise à protéger le territoire danois face à des défis sécuritaires dans l’Arctique. Cette initiative s’inscrit dans une démarche européenne et vise à renforcer les capacités françaises aux côtés du Danemark, dans un contexte où les États-Unis suivent de près les évolutions dans la région.
La France a déjà déployé « une première équipe de militaires » au Groenland dans le cadre d’une mission militaire européenne, et va dépêcher « dans les prochains jours » de nouveaux « moyens terrestres, aériens et maritimes » dans le territoire autonome danois convoité par les États-Unis. Cette démarche s’inscrit notamment dans le cadre de l’exercice danois « Arctic Endurance ». Selon l’Opinion (AFP), l’exploration du Groenland « aura lieu » jeudi à samedi, et une « équipe de reconnaissance » composée de 13 membres de la Bundeswehr y participera.
La communication d’Emmanuel Macron s’inscrit dans une série d’échanges qui précisent le rôle des partenaires européens dans la région et la place des capacités de surveillance et de dissuasion. Des détails relatifs à la date et à l’étendue précise des moyens restent flous dans certains dépêches, certains tabloïds évoquant des échéances différentes. Néanmoins, l’orientation reste claire: une présence renforcée et coordonnée entre les États européens et les alliés nordiques pour accompagner le Danemark dans le cadre de la sécurité arctique.
Dans ce contexte, d’autres voix étrangères se sont exprimées sur le dossier. Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a dénoncé la volonté de Donald Trump de « conquérir » le Groenland et a insisté sur une position différente entre Copenhague et Washington: «Le président a clairement exprimé son point de vue, et nous avons une position différente», a-t-il déclaré. Le récit des échanges à Washington a été complété par des éléments internes à la Maison Blanche, qui ont diffusé un dessin évoquant les choix possibles pour l’avenir géopolitique de la région et que la diplomatie danoise a cherché à relativiser. Après ces échanges, le Danemark a annoncé vouloir renforcer sa présence militaire au Groenland et travailler avec l’OTAN pour accroître la présence alliée dans l’Arctique, tout en rappelant l’investissement conséquent déjà réalisé pour la défense de la région.
Ces développements reflètent une dynamique européenne de sécurité dans l’Arctique, où les ressources et les routes maritimes sont scrutées par plusieurs puissances. La mission est présentée comme une contribution européenne au cadre de sécurité régionale et une démonstration de solidarité avec le Danemark, tout en restant encadrée par des déclarations appelant au respect des souverainetés et à une approche mesurée face aux tensions géopolitiques.