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Groenland: l'Allemagne rassure sur le risque d'annexion américaine

Groenland: l’Allemagne rassure sur le risque d’annexion américaine

Par Marie 3 min de lecture

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France

Le Groenland occupe une place croisée entre intérêt stratégique et diplomatie européenne, alors que les États‑Unis et leurs alliés observent les développements dans l’Arctique. Ce lundi, le ministre allemand des Affaires étrangères a minimisé le risque d’une annexion du Groenland par Washington, «Je n’ai aucune indication que cela soit sérieusement envisagé» a‑t‑il déclaré après une rencontre avec son homologue américain. Il a ajouté que «L’Otan est maintenant en train d’élaborer des plans plus concrets à ce sujet, qui seront ensuite discutés conjointement avec nos partenaires américains», insistant sur une coordination transatlantique. Donald Trump a laissé planer l’idée que les États‑Unis pourraient s’emparer du Groenland «d’une manière ou d’une autre», précisant qu’il ne parlait pas d’une simple location mais d’une acquisition. Dans ce contexte, une délégation du Congrès se prépare à se rendre à Copenhague en marge du Forum économique mondial de Davos pour discuter du «renforcement de la sécurité dans l’Arctique et de la consolidation de relations commerciales», selon des responsables. Le Groenland, île arctique peuplée d’environ 57 000 habitants, est décrit comme un territoire stratégique doté de ressources minières significatives; les États‑Unis y possèdent déjà une base militaire et en administraient une dizaine pendant la Guerre froide.

Rencontre entre Wadephul et Rubio lors d'une visite à Washington
Rencontre entre Wadephul et Rubio lors d’une visite à Washington.

Groenland et les menaces américaines: réassurance et coopération européenne

À l’issue de la rencontre, les responsables européens ont insisté sur la nécessité de la prudence et de la coopération plutôt que sur l’escalade. Le chef de la diplomatie allemande a rappelé «Je n’ai aucune indication que cela soit sérieusement envisagé», se faisant l’écho d’un front diplomatique visant à éviter toute illusion d’action militaire. Il a ajouté que «L’Otan est maintenant en train d’élaborer des plans plus concrets à ce sujet, qui seront ensuite discutés conjointement avec nos partenaires américains» et que, dans ce cadre, Berlin privilégie le dialogue avec Washington.

La visite à Washington du responsable allemand intervient avant une rencontre attendue entre Marco Rubio et des responsables danois et groenlandais, renforçant le rôle des alliés traditionnels dans les questions de sécurité nordiques. Donald Trump a évoqué dimanche que les États‑Unis s’empareraient du Groenland «d’une manière ou d’une autre», précisant qu’il ne parlait pas d’une location à court terme mais d’une acquisition. Cette précision a nourri les analyses sur les objectifs stratégiques de l’île et sur la façon dont ses ressources et sa position géostratégique pourraient influencer les équilibres nord‑atlantiques.

Johann Wadephul et Marco Rubio lors d'une rencontre à Washington
Photo associée à la rencontre à Washington.

Face aux menaces, l’Otan et le Groenland se sont engagés à renforcer la défense du territoire — une mise en garde implicite envers les tentatives qui contournent les mécanismes de l’alliance. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a averti début janvier que toute annexion «signerait l’arrêt de mort de l’Alliance atlantique», une phrase reprise par les analyses sur les réponses politiques et militaires à venir. L’île demeure un haut lieu stratégique, non seulement par ses ressources minières, mais aussi par la présence durable de bases et par les implications pour la sécurité de l’Arctique et des partenaires européens.

Alliances et arctique: le rôle du Congrès et du Danemark

Plus tard dans la semaine, des responsables américains ont indiqué qu’une délégation du Congrès se rendrait à Copenhague vendredi et samedi, sur le chemin du Forum économique mondial de Davos, afin d’aborder le «renforcement de la sécurité dans l’Arctique et la consolidation de relations commerciales», a précisé Chris Coons dans un communiqué. «Je pense qu’il est essentiel que le Congrès se montre uni pour soutenir nos alliés et respecter la souveraineté du Danemark et du Groenland», a souligné le sénateur républicain Thom Tillis.

Le Danemark et le Groenland restent au cœur de ces discussions, alors que l’île arctique présente des atouts économiques et géostratégiques cruciaux. Pour les experts, l’enjeu est moins une action militaire qu’un cadre politique et naval qui garantit l’accès des alliés à l’Arctique tout en protégeant les intérêts commerciaux et énergétiques. En arrière-plan, les débats entourent le rôle de l’alliance et la façon dont les engagements de sécurité se traduisent sur le terrain, y compris dans les bases existantes et dans les coopérations avec Copenhague.

Rencontre entre Wadephul et Rubio lors d'une visite à Washington
Photo associée à la rencontre et aux discussions sur l’Arctique.
Source: https://www.bfmtv.com/international/europe/allemagne/le-chef-de-la-diplomatie-allemande-minimise-le-risque-d-une-annexion-du-groenland-par-les-etats-unis_AD-202601130172.html

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