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Au jour 1 413 de la guerre Russie-Ukraine, des accords politiques se dessinent à Paris tandis que les combats et les frappes continuent de faire des victimes sur le terrain. Les discussions diplomatiques ont abouti à des déclarations communes sur des garanties de sécurité, tandis que plusieurs régions ukrainiennes ont été touchées par des attaques meurtrières et des opérations de drones.
Accords et promesses lors des pourparlers à Paris
Plusieurs dizaines de pays, réunis aux côtés de l’Ukraine et des États-Unis, ont adopté une déclaration conjointe soulignant qu’un éventuel règlement du conflit devra s’appuyer sur des garanties de sécurité robustes pour l’Ukraine.
Par ailleurs, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont signé un accord distinct marquant leur volonté de déployer des forces multinationales pour appuyer la défense et la reconstruction de Kiev si un cessez-le-feu était conclu.
- Zelenskyy a qualifié ces accords de porteurs de « contenu concret », en précisant que la question territoriale, notamment les exigences russes sur le Donbas, reste l’obstacle principal.
- Macron a indiqué que « plusieurs milliers » de soldats français pourraient être déployés en Ukraine pour assurer une mission de rassurance et non des opérations de combat.
- Starmer a annoncé la création, après un cessez-le-feu, de « hubs militaires » à travers l’Ukraine et l’aménagement d’installations protégées pour stocker armes et équipements en soutien aux besoins défensifs ukrainiens.
- Le chancelier allemand Friedrich Merz a évoqué la possibilité d’un engagement allemand pour surveiller un cessez-le-feu depuis un pays voisin, soulignant la nécessité de compromis.
- La Belgique proposera un soutien naval et aérien, et des forces au sol pour la formation des troupes ukrainiennes, selon le Premier ministre belge.
- Des responsables américains présents aux discussions ont affirmé le soutien de la Maison‑Blanche aux protocoles de sécurité destinés à dissuader de nouvelles attaques.
Cependant, un passage présent dans une version antérieure du texte, qui prévoyait l’engagement explicite de Washington à « soutenir » la force multinationale en cas d’une nouvelle attaque russe, n’a pas été inclus dans le communiqué final.
Enfin, plusieurs pays ont clarifié leurs positions : la Croatie renoncera à l’envoi de troupes mais maintiendra son aide à la reconstruction, tandis que la République tchèque a annoncé qu’elle n’enverra pas de soldats et qu’elle mettra fin au financement direct de munitions, tout en restant coordinatrice d’une initiative sur les munitions.
Violences et frappes signalées sur le terrain
Malgré les avancées diplomatiques, les violences se sont poursuivies dans plusieurs régions ukrainiennes.
Dans la région de Zaporizhia, des bombes guidées ont visé le village de Yuliivka, tuant un homme de 42 ans et blessant une femme, a rapporté le gouverneur régional. Une autre victime, un homme de 34 ans, a été signalée lors d’une attaque antérieure, la région ayant subi plusieurs centaines d’incursions en vingt‑quatre heures.
Un drone a touché un véhicule de police dans le district de Polohivskyi, blessant trois agents, selon l’administration militaire régionale.
Dans la région de Sumy, une femme de 61 ans a été tuée lors d’une frappe visant la communauté de Myropyl, d’après le bureau du procureur régional.
La région de Donetsk a également fait état d’au moins une personne tuée au cours d’attaques récentes, selon les autorités locales.
Usage intensif de drones et ripostes
Les autorités ukrainiennes ont indiqué que les forces aériennes avaient abattu 53 des 61 drones lancés contre l’Ukraine au cours de la nuit, marquant un rythme soutenu d’attaques par drones.
En revanche, les forces russes ont rapporté avoir abattu 129 drones ukrainiens au cours de la même période, selon des comptes rendus officiels publiés côté russe.
Sur l’autre rive de la ligne de front, des opérations ukrainiennes ont touché des cibles côté russe : une attaque de drone a enflammé plusieurs chars dans un dépôt pétrolier du district de Stary Oskol, dans la région de Belgorod, et des échanges ont fait au moins deux morts côté russe, d’après des rapports opérationnels locaux.
Situation et perspectives
Les déclarations de Paris dessinent un cadre politique et logistique pour soutenir l’Ukraine après un possible cessez‑le‑feu, tandis que les divergences sur l’envoi de troupes et sur la question territoriale restent sources de discussions intenses.
Sur le terrain, l’activité militaire et les frappes continuent de provoquer des pertes humaines et des dégâts, illustrant le contraste entre avancées diplomatiques et réalité du conflit.