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Jour 1 424 de la guerre Russie-Ukraine : les autorités ukrainiennes et russes continuent d’échanger des bilans et des accusations alors que les frappes sur les infrastructures vitales s’intensifient et que des pourparlers diplomatiques se tiennent aux États-Unis. Les revendications sur les pertes humaines et matérielles se multiplient, tandis que l’impact des attaques sur le réseau énergétique alerte les autorités et la population.
Bilan des pertes et situation des combats
L’État-major général ukrainien a publié une estimation très élevée du coût humain infligé aux forces russes depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022, chiffrant les pertes à environ 1 225 590 personnes. Le même bilan évalue également des destructions massives de matériel militaire, parmi lesquelles des milliers de blindés, d’artillerie et de drones.
Ces chiffres incluent notamment des milliers de véhicules et d’éléments d’armement, mais les organisations indépendantes n’ont pas été en mesure de vérifier ces estimations de façon exhaustive. Par conséquent, ces bilans doivent être considérés avec prudence.
De son côté, le ministère russe de la Défense a annoncé la prise de localités dans les régions de Donetsk et de Zaporizhzhia, tout en affirmant avoir infligé de lourdes pertes aux forces ukrainiennes au cours des dernières 24 heures. Moscou indique également avoir attaqué des infrastructures énergétiques et de transport sur plusieurs dizaines de sites, ainsi que des zones de déploiement et des dépôts d’armement.
Frappes sur les réseaux énergétiques
Les autorités ukrainiennes dénoncent une campagne soutenue de frappes visant les réseaux énergétiques, avec des attaques signalées dans les régions de Kyiv et d’Odesa. Le ministère ukrainien de l’Énergie a indiqué que plus de vingt localités de la région de Kyiv ont été privées d’électricité suite aux raids.
À Kharkiv, le maire a alerté sur le fait que le système énergétique de la ville fonctionne constamment à son maximum, rendant l’approvisionnement en chaleur et électricité particulièrement précaire ; trois personnes ont été blessées lors des frappes nocturnes.
Le président ukrainien a identifié Kyiv, Kharkiv et Zaporizhzhia comme les villes confrontant les difficultés énergétiques les plus aiguës et a demandé d’accélérer les importations d’énergie et la fourniture d’équipements supplémentaires par les alliés.
Par ailleurs, les autorités militaires ukrainiennes ont mis en garde contre de nouvelles attaques visant à déconnecter le pays de plusieurs centrales nucléaires, une stratégie qui, selon elles, chercherait à dégrader davantage l’infrastructure énergétique pour contraindre l’Ukraine à des concessions inacceptables.
Pourparlers de paix à Miami
Une délégation ukrainienne s’est rendue aux États-Unis pour des échanges diplomatiques visant à finaliser des propositions pour un accord de paix futur. Le chef de cabinet de Volodymyr Zelenskyy participe à ces entretiens et doit rencontrer plusieurs responsables américains et acteurs influents.
Les négociateurs ukrainiens présents à Miami travaillent sur des thématiques clés telles que les garanties de sécurité post‑conflit et la reconstruction économique. La délégation entend également mettre en avant l’impact destructeur des frappes russes sur les perspectives d’un règlement pacifique.
Si un accord est conclu avec l’administration américaine, une signature d’un document pourrait être envisagée la semaine suivante lors d’un forum économique international en Suisse, sous réserve de l’acceptation ultérieure par la Russie.
Tensions diplomatiques et sanctions
Sur le plan diplomatique, des voix européennes ont appelé à ne pas laisser d’autres dossiers internationaux détourner l’attention de la priorité qu’est la fin du conflit. La montée des tensions autour du Groenland et des menaces commerciales attribuées à Washington a suscité des réactions au sein de l’Union européenne.
Un responsable russe a raillé le déploiement de troupes européennes vers le Groenland dans un message public, tandis que le président français a réaffirmé le soutien de la France à la souveraineté du Royaume du Danemark et de son territoire autonome, soulignant que la défense de la souveraineté européenne motive aussi l’appui à l’Ukraine.
Enfin, Kiev a annoncé des sanctions ciblées contre des individus et organisations liés au milieu sportif russe en amont des Jeux olympiques d’hiver, dénonçant l’utilisation des événements sportifs comme vecteurs de récits anti‑ukrainiens. La situation reste complexe : la sélection nationale russe est interdite, mais certains athlètes pourraient participer sous statut neutre.
La situation sur le terrain et la scène diplomatique reste fluide et marquée par de fortes incertitudes. Tandis que les frappes sur les infrastructures accentuent la pression humanitaire, les initiatives de négociation et les actions diplomatiques se multiplient, sans certitude quant à leur capacité immédiate à mettre fin au conflit.