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Le président du parlement régional de Rhénanie-Palatinat, Hendrik Hering, met en garde contre les tensions potentielles avec les pays voisins européens face à la récente discussion sur les contrôles aux frontières, principalement soulevée par la CDU. Selon Hering, les échanges au sein du Conseil parlementaire interrégional (IPR) de la Grande Région révèlent une grande méfiance des régions frontalières en France, en Belgique et au Luxembourg envers l’idée de contrôles aux frontières permanents.
Les conséquences de la fermeture des frontières
Hering a rappelé qu’au cours de la pandémie de COVID-19, les frontières avaient été fermées de manière précipitée, sans réflexion adéquate sur les conséquences ni consultation préalable avec les pays voisins. « Répéter cela serait fatal », a-t-il déclaré.
Un appel à la réflexion sur les contrôles
Les contrôles aux frontières pourraient avoir des impacts significatifs sur les travailleurs frontaliers, les services de santé et l’économie régionale. Hering souligne l’importance d’aborder le sujet de manière factuelle.
Les représentants de la Grande Région, qui inclut, en plus de la Rhénanie-Palatinat, la Sarre, le Luxembourg, la Lorraine (Grand Est), la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la communauté germanophone de Belgique, souhaitent collecter des données sur les effets des contrôles. Ils envisagent d’auditionner des acteurs économiques et des représentants de la police fédérale.
Une approche différenciée des frontières
Une fois les données disponibles, l’IPR prévoit de voter sur un projet relatif aux contrôles aux frontières lors de sa prochaine session plénière en juin, qui sera ensuite transmis aux gouvernements nationaux. Hering a précisé qu’il est essentiel de distinguer la situation à la frontière autrichienne et celle des frontières extérieures de la Rhénanie-Palatinat, ajoutant : « Il n’y a pas de route d’évasion directe ici ».
La Grande Région compte près de douze millions d’habitants, dont environ 280 000 sont des travailleurs frontaliers.
