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À Grenoble, l’influenceur algérien Imad Ould Brahim, connu sous le nom d’Imad Tintin, a été condamné en appel à une amende avec sursis de 450 € pour des menaces de violences diffusées dans une vidéo publiée sur TikTok. La cour d’appel a confirmé cette sanction après une procédure en Isère, dans un contexte de tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie. Selon son avocat, Me Alexandre Rou, cette décision « vient diminuer la sanction » et « établit une vérité judiciaire conforme à la vérité factuelle », tout en soulignant que son client « sort particulièrement abîmé de cette procédure ».

À Grenoble, condamnation en appel à 450 € d’amende avec sursis
L’influenceur a été poursuivi dans un premier temps pour des faits de provocation directe à un acte de terrorisme; la sanction a ensuite été allégée en appel. La cour a retenu des « menaces de violences » et a maintenu l’amende. L’accusé avait été placé en détention provisoire en janvier par le tribunal de Grenoble et jugé en première instance le 23 mai, où il avait été condamné à 450 € d’amende, décision dont le parquet avait fait appel. Selon Me Rou, « La cour d’appel a donc diminué la sanction. […] Cette décision vient établir une vérité judiciaire qui nous paraît conforme à la vérité factuelle », ajoutant que son client « sort particulièrement abîmé de cette procédure ».
Contexte et traduction contestée
L’affaire s’est déroulée en pleine crise diplomatique entre la France et l’Algérie, marquée par des expulsions de fonctionnaires et le rappel d’ambassadeurs. Une nouvelle expertise avait aussi montré que les propos évoqués dans les vidéos n’apparaissaient pas dans celles-ci, alors que des passages initiaux avaient été traduits différemment par un autre influenceur algérien. L’affaire illustre comment les procédures judiciaires et leur couverture médiatique peuvent s’entremêler dans un contexte politique tendu.
Réactions et cadre médiatique
Plusieurs articles ont relaté la décision et ses enjeux, mettant en avant l’argument de l’indépendance de la justice face à des dossiers politisés et médiatisés. L’affaire a suscité des débats sur la liberté d’expression et les contenus en ligne, dans un contexte où les tensions entre la France et l’Algérie ont occupé l’actualité ces dernières années.