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Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) est en pleine enquête suite à un début d’incendie survenu mercredi matin dans une synagogue de Dollard-des-Ormeaux, située dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal. Cet acte criminel a suscité une forte réaction de la part de la classe politique, qui a exprimé son indignation face à cette attaque visant la communauté juive.
Détails de l’incendie
Vers 3 h du matin, un appel au 911 a signalé un début d’incendie à la congrégation Beth Tikvah, sur la rue Westpark, près de la rue Roger-Pilon. Selon Véronique Dubuc, porte-parole du SPVM, « les policiers se sont rendus sur place et ont pu éteindre rapidement l’incendie avec leur extincteur ». Cependant, des dommages ont été constatés, notamment des fenêtres fracassées et des dégâts causés par la fumée.

Suspect et investigations
Les enquêteurs ont découvert un objet incendiaire à proximité des lieux de l’incendie. De plus, des témoins ont rapporté avoir vu un suspect quitter rapidement la scène après le début des flammes. Lors de vérifications ultérieures, les policiers ont également observé des méfaits sur un autre bâtiment non loin, notamment des fenêtres brisées. « Il n’y a pas d’objet incendiaire qui a été trouvé à ce deuxième endroit. Tout de même, c’est une scène de crime qui est considérée », a ajouté Mme Dubuc.
Antécédents et contexte
Ce n’est pas la première fois qu’une synagogue de Montréal est la cible d’attaques incendiaires. En novembre dernier, une enquête avait été ouverte concernant un autre incident similaire. En outre, plusieurs attaques contre la communauté juive ont été signalées depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, en octobre 2023.
Réactions politiques
Le ministre de la Sécurité publique, François Bonnardel, a réagi sur le réseau social X, dénonçant « des gestes complètement inacceptables » à l’encontre de la communauté juive. Il a également précisé que le SPVM augmenterait sa présence dans le secteur pour rassurer la population. « Je le répète, ces gestes n’ont pas leur place au Québec », a-t-il affirmé.
Le premier ministre François Legault a relayé ce message en déclarant : « Ce n’est pas le Québec que l’on veut. » De son côté, la mairesse Valérie Plante a souligné que « les gestes antisémites sont des gestes criminels » et a exprimé sa détermination à ce que le SPVM trouve les responsables de cet acte.
Conséquences et sécurité
Les autorités ont souligné l’importance de la sécurité pour la communauté juive de Montréal, qui se sent de plus en plus vulnérable face à ces actes de violence. Le SPVM poursuivra son enquête pour identifier et traduire en justice les coupables de cet acte odieux.
