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Un incendie survenu dans le bar Le Constellation, à Crans-Montana (Suisse), a coûté la vie à de nombreuses personnes lors d’un réveillon mouvementé. Le bilan officiel fait état de quarante morts et d’un important nombre de blessés identifiés au fil des heures. Les autorités ont confirmé l’identification de 24 personnes, dont onze mineurs, tandis que les premiers chiffres sur les nationalités montrent une présence multinationale parmi les victimes. Des secours et des proches se sont réunis dans une atmosphère de recueillement malgré le froid extrême et les températures sous zéro. Une enquête pénale a été ouverte contre les gérants du bar afin de déterminer les circonstances exactes du drame.

Bilan des victimes et identifications
Quarante morts ont été enregistrés et les autorités ont confirmé l’identification de 24 personnes au fil des heures. Parmi elles figurent onze mineurs identifiés. Outre les victimes suisses, les premiers chiffres indiquent 71 Suisses et 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères), 11 Italiens, et d’autres nationalités parmi les personnes prises en charge, selon les informations disponibles. Des blessés gravement brûlés ont été transférés vers des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie, et des cérémonies de recueillement ont lieu à Crans-Montana.
La messe dominicale en mémoire des victimes a été suivie d’une marche silencieuse à Crans-Montana, illustrant la réaction collective face à ce drame, malgré des conditions climatiques rigoureuses et une foule réunie autour du lieu du sinistre.
Enquête et responsabilités des gérants
Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale contre les deux gérants français du bar, Jacques et Jessica Moretti, accusés d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ». Avant d’envisager un éventuel procès, l’enquête devra établir la responsabilité du couple et portera sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité. L’enquête se penchera également sur la pose au plafond de la mousse acoustique qui s’est très rapidement embrasée et sur sa conformité éventuelle aux normes, ainsi que sur son éventuel rôle dans la catastrophe.
Réactions et témoignages
Des réactions publiques ont accompagné ces journées. Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré à la RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de la commune. Pour Patricia Mazzoni, habitante de 55 ans de Bienne venue en vacances à Crans-Montana, c’est l’incompréhension: « J’ai une colère froide », a-t-elle déclaré à l’AFP.
« Les objectifs des médias du monde entier sont braqués sur notre station. Merci à eux de solliciter la compassion dont les familles des victimes blessées ou défuntes ont tellement besoin », a déclaré Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion, pendant l’office. Des vidéos du drame montrent des jeunes tentant désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes, tandis que des secouristes en uniforme avancent vers l’église.