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Un incendie a ravagé un camp de déplacés à proximité du stade Al-Yarmouk, au centre de la ville de Gaza, transformant une recherche de subsistance en drame humain. Trois tentes ont été entièrement consumées et plusieurs membres de la famille Abu al-Khair ont été touchés, dont un enfant. Plusieurs blessés ont été hospitalisés, et le père de famille se trouve en soins intensifs dans un état critique.
Les témoins ont expliqué que l’absence de gaz et d’électricité pousse les habitants à allumer des feux à l’intérieur des abris rudimentaires pour cuire les aliments et s’éclairer. Par conséquent, toute étincelle devient une menace immédiate pour des tentes fabriquées en nylon et en tissus inflammables.
Le terme « incendie camp Gaza » revient dans les récits des survivants, qui dénoncent l’extrême précarité des conditions de vie dans ce secteur bordant un important dépôt de déchets solides.
Déclenchement et propagation
Selon plusieurs témoignages, le feu a pris lors de la préparation du repas, avant de se propager en quelques instants. Un témoin a indiqué que l’explosion d’un bidon d’huile de cuisson a enflammé la tente, provoquant l’embrasement total en quelques minutes.
La vitesse de propagation s’explique par la nature des matériaux qui composent les abris et par la proximité des tentes entre elles. De plus, le camp se trouve à côté d’un amas de déchets, ce qui complique l’accès et les opérations de secours.
Des habitants ont passé la nuit à l’hôpital auprès des blessés, tandis que la peur d’une répétition de l’accident reste vive parmi les familles déplacées.
Témoignages et impact humain
Les rescapés rapportent un profond sentiment de choc et de vulnérabilité. Plusieurs enfants ont raconté avoir vu les flammes dévorer les tentes la nuit, alors que la pluie tombait et que l’éclairage faisait défaut.
Les femmes du camp décrivent une souffrance quotidienne : l’absence de caravanes, d’eau potable, d’électricité et d’installations sanitaires les contraint à utiliser le feu pour cuisiner et s’éclairer, au risque permanent d’un nouvel incendie.
Les témoins demandent instamment l’acheminement de moyens d’hébergement sûrs et de carburant ou de bouteilles de gaz afin d’éviter d’autres tragédies.
Conditions de vie et dangers récurrents
Le camp de coopération accueille des familles contraintes de s’installer entre déchets et rongeurs, faute d’alternatives. La promiscuité des abris et l’absence de dispositifs de sécurité font de ces lieux des zones particulièrement exposées aux incendies.
De manière plus générale, des centaines de milliers de personnes vivent dans des tentes et centres d’hébergement provisoires dans la bande de Gaza après des destructions massives liées aux opérations militaires. Le manque d’équipements d’urgence et de matériel d’isolation accroît la vulnérabilité des déplacés.
En outre, l’usage de méthodes primitives pour la cuisson et le chauffage, combiné à la pénurie d’électricité et de carburant, multiplie les risques de catastrophes similaires.
Appels à l’aide
Face à cette situation, les habitants du camp lancent des appels pressants pour obtenir des fournitures et des mesures de protection.
- Fourniture urgente de caravanes et d’abris sécurisés;
- Approvisionnement en bouteilles de gaz et en carburant pour éviter l’usage du feu à l’intérieur des tentes;
- Accès à l’eau potable, à l’électricité et à des installations sanitaires;
- Renforcement des capacités médicales et des interventions d’urgence.
Sans réponse rapide, les résidents avertissent que d’autres drames sont à craindre, notamment pour les enfants et les personnes les plus fragiles.