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Inquiétudes des Franco-Libanais face aux bombardements à Beyrouth

Par Lina 2 min de lecture Liban, France

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Beyrouth frappée : inquiétudes des Franco-Libanais face à la guerre

Publié le 30/09/2024 à 15:13, mis à jour à 17:07

La ville de Beyrouth a été secouée par de nouvelles frappes aériennes durant la nuit de dimanche à lundi, entraînant la mort de quatre personnes. L’armée israélienne a intensifié son bombardement, touchant pour la première fois le cœur de la capitale libanaise, ce lundi matin.

Des frappes au cœur de Beyrouth

Une explosion a causé un énorme trou au milieu d’un bâtiment, après qu’une attaque israélienne ait tué trois membres du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Cette frappe survient après une semaine de bombardements concentrés sur la banlieue sud de Beyrouth, amplifiant ainsi l’inquiétude parmi les habitants.

Les Franco-Libanais ne fuient pas

Malgré cette escalade de la violence, les Franco-Libanais rencontrés par France 2 ne semblent pas envisager de quitter le Liban. Georges Nour, un binational, partage son scepticisme : « Qu’est-ce que j’irais faire en France ? Prendre un café le matin ? Aller au supermarché, ramener mon litre de vin et rentrer à la maison ? Et laisser toute ma vie derrière moi comme ça ? » Ce dernier, comme de nombreux autres, a déjà fui le sud du Liban, ciblé par les frappes israéliennes, et ignore l’état de sa maison : « Je ne veux pas savoir », avoue-t-il.

Solidarité et résistance

Selene Massy, bénévole qui prépare des repas pour 2 000 réfugiés à Beyrouth, exprime son engagement dans cette période difficile : « C’est un geste de solidarité avec les déplacés ». Elle souligne que ces actions permettent de rester actif au lieu de se contenter de suivre les dernières nouvelles. Bien qu’elle n’ait pas l’intention de partir, elle admet que le danger persiste : « On ne sait pas, aujourd’hui, si on est en sécurité partout ».

Les annonces du ministre français

Dimanche, lors de sa visite à Beyrouth, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a confirmé la mort d’un ressortissant français, le deuxième depuis le début des frappes israéliennes au Liban. Cette situation préoccupante témoigne de l’ampleur du conflit en cours dans la région.

Les événements à Beyrouth soulignent une fois de plus les défis auxquels sont confrontés les Franco-Libanais et les habitants de la ville, qui continuent de vivre sous la menace de la guerre.

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