Accueil ActualitéInterdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : le débat

Interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : le débat

par Marie
France

En France, l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans progresse au Parlement, et le sujet s’inscrit aussi dans un cadre européen. Des voix s’opposent et des promesses politiques se croisent avec des questions techniques. Le gouvernement prévoit une application à la rentrée prochaine, mais le texte doit encore franchir le Sénat et affronter des doutes partisans. Les discussions évoquent aussi la possibilité de contourner l’interdiction par l’usage de VPN, un point qui alimente le débat.

En France, le texte avance et alimente le débat

La mesure a été adoptée par les députés après que le président Emmanuel Macron a évoqué l’objectif lors d’un échange avec des lecteurs du journal La Provence: «Je vous le dis en responsabilité, pour moi, la réponse c’est que pour les moins de 15 ans ou 16 ans, il faut interdire les réseaux sociaux. C’est le seul moyen de les protéger», assurait le président de la République à Marseille, dans cet échange avec des lecteurs du journal La Provence.

Le texte doit encore passer par le Sénat et affronter des doutes des différents camps politiques. Le gouvernement a demandé une procédure accélérée pour permettre une application à la rentrée prochaine.

Photo illustrant le débat sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans
Photo illustrant le débat sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.

Le rôle des VPN et les limites techniques

Quelques jours après l’adoption de la proposition de loi, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, a évoqué les VPN — «virtual private network» — comme l’une des failles potentielles et a estimé que le texte n’est «qu’un début» et qu’il pourra être complété par d’autres mesures. Elle a affirmé que la France est «le premier pays européen» à fixer un âge légal à 15 ans et a insisté sur la portée considérée de ce vote, qualifiée d«étape très importante».

Pour relativiser le risque de contournement, elle avance un chiffre: l’âge moyen de création d’un premier compte sur un réseau social serait de 8 ans et demi. À cet âge, affirme-t-elle, les enfants ne savent pas qu’il existe un VPN. Elle conclut : «Les VPN, c’est le prochain sujet sur ma liste.»

Jeunes et débat autour de l’interdiction des réseaux sociaux
Drôme-Ardèche: la mesure divise les jeunes

Réactions et enjeux politiques

La discussion autour de la mesure a aussi suscité des critiques. Sur X, le député RN Guillaume Bigot a dénoncé un glissement du discours gouvernemental et a estimé que les macronistes sortent du cadre de la protection des enfants pour viser l’ensemble de la population, ce qu’il juge menacé par une logique autoritaire.

De leur côté, les partisans de contre-mesure soulignent que les VPN existent dans d’autres régimes et qu’aucune mesure concrète n’est encore proposée en France. Aucune mesure concrète n’est proposée et les débats devraient porter sur les moyens d’empêcher les mineurs d’utiliser des VPN pour contourner l’interdiction plutôt que sur une interdiction totale des VPN.

Source: https://www.lexpress.fr/podcasts/lasemaine-europeenne/reseaux-sociaux-interdits-aux-plus-jeunes-leurope-aussi-accelere-C2B5VMVKGRBBHOKLVPBCKSIFCU/

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire