La réponse courte
Au Brésil, 64 sénateurs sur 81 et 345 députés sur 511 figurent dans les catégories d’engagement environnemental « très faible » ou « faible » du classement établi par Observatório do Clima après les élections législatives d’octobre 2026. Cette évaluation des élus et réélus porte sur leurs initiatives et leurs prises de position antérieures : elle ne représente pas un décompte de voix déjà acquises contre une future loi de protection de l’environnement.1
La distinction compte pour comprendre ce que les élections pourraient changer. L’évaluation menée par ce groupe de défense du climat rassemble plusieurs types de traces politiques : projets de loi, propositions législatives, discours et déclarations publiques. Une catégorie d’engagement résume donc un parcours, pas uniquement des votes. Lire les 345 députés classés dans les deux catégories les plus basses comme 345 opposants certains à n’importe quel texte environnemental ferait dire au chiffre autre chose que ce qu’il mesure.1
L’alerte politique concerne néanmoins les deux chambres, et pas seulement un groupe isolé de députés. Au Sénat, les 28 élus du Parti libéral lors du scrutin de dimanche sont tous classés dans la catégorie d’engagement « très faible ». Observatório do Clima place également plusieurs autres partis de droite, dont Novo, Republicanos, Progressistas et União Brasil, parmi les formations peu favorables aux causes environnementales. Les partis cités n’ont pas répondu aux sollicitations de Reuters.1
Pour suivre les conséquences concrètes de cette composition, trois sujets sont à surveiller : la réduction des zones protégées, l’autorisation de l’exploitation minière sur les terres autochtones et l’assouplissement des exigences d’autorisation environnementale. Observatório do Clima redoute que les propositions allant dans ces directions gagnent du terrain au prochain Congrès. Il s’agit d’un risque de progression politique, pas de l’annonce de leur adoption. Le classement signale ainsi un environnement potentiellement plus favorable à ces mesures ; il ne permet pas de savoir quel texte aboutira, ni quels élus le voteront.1
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