La réponse courte
En Irak, le nouveau taux officiel de vente du dollar au comptant au public est fixé à 1 520 dinars à partir du mercredi 7 octobre 2026. Deux autres montants, 1 500 et 1 510 dinars par dollar, figurent dans le barème. Ils ne proposent pas trois cours au choix pour une même transaction : chacun correspond à une opération différente.1
La distinction tient au sens de la transaction et à son destinataire. La Banque centrale achète les dollars au ministère des Finances au prix de 1 500 dinars l’unité, puis les vend aux banques à 1 510 dinars. La vente de dollars en espèces au public relève, elle, du taux de 1 520 dinars. Pour connaître le montant pertinent, il faut donc identifier l’opération, plutôt que retenir le chiffre le plus bas de l’annonce.1
Le gouvernement a adopté cette nouvelle structure mardi, avant son entrée en vigueur mercredi. Elle intervient dans un contexte de perturbation des exportations pétrolières irakiennes pendant la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Les ventes de pétrole constituent l’essentiel des recettes de l’État irakien.2
L’enjeu économique est différent de la lecture du barème. L’analyste irakien Mohammed al-Saffar considère la dévaluation comme une réponse budgétaire au choc pétrolier : elle donne au gouvernement davantage de dinars pour chaque dollar de recettes, mais risque aussi de renchérir les importations et de réduire le pouvoir d’achat. Il s’agit d’une analyse du mécanisme, pas d’une mesure de l’évolution des prix depuis l’entrée en vigueur.2
La Banque centrale vise, de son côté, un soutien à la production locale, à l’investissement dans les secteurs non pétroliers et à l’emploi. Ces bénéfices sont des objectifs affichés, non des résultats déjà établis. La portée immédiate de la décision est plus précise : pour la vente de dollars au comptant au public, le nouveau barème fixe bien 1 520 dinars par dollar.1
Les 2 sources
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