La réponse courte
En Malaisie, les autorités ont annoncé vendredi 9 octobre 2026 des fermetures d’écoles et le passage à l’enseignement à distance dans plusieurs zones, face aux fumées des incendies en Indonésie. Pourtant, la plupart du pays reste sous le seuil de pollution qualifié de dangereux. Le contraste n’est qu’apparent : un air peut déjà être classé malsain sans atteindre le niveau associé à l’état d’urgence.1
Pour comprendre la portée des fermetures, il faut distinguer deux informations : où les cours en présentiel sont suspendus, et quelle catégorie de pollution est mesurée. L’indice malaisien classe l’air comme « malsain » de 101 à 200, « très malsain » de 201 à 300 et « dangereux » au-dessus de 300. Vendredi matin, 37 zones affichaient des niveaux malsains. Rester sous le seuil de danger ne veut donc pas dire respirer un air classé sain ; inversement, une fermeture scolaire ne démontre pas que le niveau dangereux est atteint dans toute la Malaisie.1
Les zones concernées par la décision scolaire comprennent Johor, Malacca, Negeri Sembilan et Selangor, ainsi que Kuala Lumpur, Putrajaya et le district de Rompin, dans l’État de Pahang. Il ne s’agit donc pas d’une fermeture de toutes les écoles du pays. La ministre de l’Éducation, Fadhlina Sidek, a demandé aux administrations scolaires locales de poursuivre la surveillance et de prendre des mesures immédiates si nécessaire.1
Johor donne une illustration concrète de cette différence entre mesure scolaire et niveau de pollution. L’État a fermé toutes ses écoles publiques et privées pour deux jours, du jeudi au vendredi. Les relevés cités s’échelonnaient de 161 à 197, dans la catégorie malsaine, avec des valeurs dépassant 200 dans certaines localités, dont Batu Pahat. Une même décision de fermeture couvre ainsi des lieux dont les niveaux de pollution ne sont pas identiques.1
À Johor, la suspension concerne 1 198 établissements et plus de 617 000 élèves, de la maternelle au niveau préuniversitaire. Ce chiffre mesure l’ampleur de la décision dans cet État, pas le nombre total d’élèves concernés en Malaisie. Les universités, elles, restent chargées d’apprécier individuellement la nécessité de fermer.1
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