La Jordanie a accueilli une réunion demandée par Damas pour tenter de faire baisser les tensions entre la Syrie et l’État sioniste. La rencontre, organisée avec une médiation américaine, intervient après des frappes sur le territoire syrien et la rupture des contacts directs annoncée par le ministre syrien des Affaires étrangères.

Une réunion centrée sur la désescalade

La délégation syrienne, conduite par Asaad al-Chaibani, a rencontré une délégation de l’État sioniste en Jordanie. Les discussions ont porté sur la mise en place de mécanismes destinés à arrêter les attaques, les arrestations et les ciblages, ainsi que sur une reprise du dialogue vers un accord de sécurité.

Les autorités jordaniennes ont dit soutenir les efforts syriens pour protéger la sécurité, la stabilité et l’unité territoriale du pays. Elles ont également appelé à l’arrêt des attaques et au respect de l’accord de désengagement de 1974.

Damas fixe ses priorités

La partie syrienne a insisté sur le fait qu’aucun dispositif sécuritaire ne devait limiter sa souveraineté, la reconstruction de son armée ou ses choix de partenariats. Damas a aussi présenté le retrait des forces de l’État sioniste vers les lignes antérieures au 8 décembre 2024 et la réactivation complète de l’accord de 1974 comme des priorités immédiates.

Aucun accord final n’a été annoncé. Asaad al-Chaibani a déclaré s’attendre à une reprise prochaine des négociations, sans calendrier précisé.

Sources