Accueil ActualitéIrak : al‑Sudani et Maliki cherchent accord pour élire le président

Irak : al‑Sudani et Maliki cherchent accord pour élire le président

par Sara
Irak, États‑Unis, Iran

Hier mercredi, le Premier ministre irakien Mohammed Chiaa al‑Sudani a rencontré Nouri al‑Maliki, chef de l’alliance État de droit, dans le but de sceller un accord politique permettant l’élection du président de l’Irak. Les deux responsables ont passé en revue la situation générale et les avancées des pourparlers entre les forces nationales pour achever les étapes constitutionnelles restantes.

Le bureau de communication du Premier ministre a indiqué que la réunion a porté sur les positions des différentes forces parlementaires et sur les efforts visant à parvenir à un compromis en vue de l’élection présidentielle au sein du Parlement. L’objectif affiché est de finaliser l’accord politique nécessaire pour désigner le chef de l’État et poursuivre la formation des institutions.

Parlement et report du vote

Le Parlement avait déjà décidé, début février, de reporter pour la deuxième fois la séance destinée à élire le président, en raison de désaccords persistants entre les deux principales formations kurdes. Le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) restent en conflit au sujet de la candidature au poste.

Le système de répartition des postes

Dans le cadre du système de répartition politique en vigueur en Irak, la présidence de la République est traditionnellement attribuée au représentant du composant kurde, tandis que la fonction de Premier ministre revient aux partis chiites et la présidence du Parlement aux sunnites.

  • La Constitution prévoit que le président en exercice continue d’exercer ses fonctions après la tenue des élections législatives et jusqu’à la réunion du nouveau Parlement, et qu’un nouveau président doit être élu dans les trente jours suivant la première séance du Parlement.
  • Le texte constitutionnel précise également que le président élu charge le candidat de la formation parlementaire la plus nombreuse de former le gouvernement dans les quinze jours suivant l’investiture.

Ces dispositions encadrent le calendrier politique et expliquent l’urgence des négociations en cours pour désigner le président de l’Irak et lancer la formation du prochain gouvernement.

La candidature de Nouri al‑Maliki et les réactions internationales

Le « Cadre de coordination », principal bloc chiite, a annoncé la candidature de Nouri al‑Maliki au poste de Premier ministre, au lendemain des résultats des élections législatives de novembre 2025. Ce choix est source de tensions, tant à l’intérieur du pays que sur la scène internationale.

Aux États‑Unis, l’ancien président Donald Trump a menacé d’interrompre le soutien américain à l’Irak si Maliki, considéré comme proche de l’Iran, accédait de nouveau à la tête du gouvernement. Ces propos ont été qualifiés par les partisans de Maliki d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures irakiennes.

Un passé politique important

Nouri al‑Maliki a déjà exercé la fonction de Premier ministre pendant deux mandats consécutifs entre 2006 et 2014. Il a ensuite été remplacé par Haïder al‑Abadi. Sa possible reconduite ravive les débats sur l’équilibre politique et l’influence régionale en Irak.

Alors que les discussions entre al‑Sudani et al‑Maliki se poursuivent, l’issue des négociations sera déterminante pour l’élection du président de l’Irak et pour le lancement des autres étapes constitutionnelles. Les prochaines semaines seront décisives pour parvenir à un consensus parlementaire et stabiliser le calendrier politique.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/12/%d8%a7%d9%84%d8%b3%d9%88%d8%af%d8%a7%d9%86%d9%8a-%d9%88%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%a7%d9%84%d9%83%d9%8a-%d9%8a%d8%a8%d8%ad%d8%ab%d8%a7%d9%86-%d8%ac%d9%87%d9%88%d8%af-%d8%a7%d9%84%d8%aa%d9%88%d8%b5%d9%84

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire