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Iran : canal de communication ouvert avec Washington face aux tensions

par Lea
France

Un canal de communication est « ouvert » entre l’Iran et l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays. Le ministère iranien des affaires étrangères a annoncé ce lundi 12 janvier que ce canal entre le ministre des affaires étrangères Abbas Araghchi et l’émissaire spécial du président américain pour le Moyen-Orient est en place. Le porte-parole Esmaïl Baghaï a précisé que des messages sont échangés chaque fois que nécessaire, ajoutant que les intérêts américains en Iran sont représentés par l’ambassade de Suisse en l’absence de relations diplomatiques, rompues en 1980.

Autre volet, l’Iran affirme ne pas rechercher la guerre, tout en se disant prêt à la guerre si la situation l’exige. Le ministre des affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré, lors d’une conférence des ambassadeurs étrangers à Téhéran diffusée par la télévision d’État, que la République islamique ne cherche pas la guerre, mais qu’elle est prête à y faire face si nécessaire. « La République islamique d’Iran ne cherche pas la guerre, mais est tout à fait préparée pour la guerre », a-t-il déclaré. « Nous sommes également prêts à des négociations, mais celles-ci doivent être équitables, avec des droits égaux et fondées sur le respect mutuel », a-t-il ajouté.

La coupure d’Internet imposée le 8 janvier se prolonge selon Netblocks, dépassant les 84 heures. L’ONG précise que des moyens existent pour contourner la coupure, notamment une radio à ondes courtes, l’accès à un réseau cellulaire près des frontières, l’usage de Starlink ou de téléphones satellitaires.

La Chine a appelé au retour au calme et s’est opposée à toute ingérence étrangère, y compris une intervention militaire américaine. Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré que les ingérences dans les affaires intérieures d’un autre État doivent cesser et que la Chine espère que le gouvernement et le peuple iraniens pourront surmonter les difficultés et maintenir la stabilité, appelant toutes les parties à œuvrer davantage pour la paix et la stabilité au Moyen-Orient.

Donald Trump a affirmé que les dirigeants iraniens avaient demandé des négociations après ses menaces d’intervention militaire, tout en précisant qu’une rencontre est en préparation et qu’ils veulent négocier. Il a toutefois averti que l’armée pourrait agir avant cette rencontre et a déclaré que les États-Unis étudiaient des options très fortes.

Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah et figure de l’opposition en exil, a appelé les forces de sécurité à rejoindre le peuple. Sur X, il a écrit que les employés des institutions publiques et les forces armées ont un choix à faire : rester aux côtés du peuple ou se rendre complices des meurtriers du peuple et attirer la honte et la condamnation de la nation.

Dimanche en fin de journée, le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les martyrs de la résistance. Les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, mais dénoncent des émeutiers instrumentalisés selon elles par l’étranger, les États-Unis et Israël en tête. Le président Massoud Pezeshkian a appelé à une marche de résistance lundi dans tout le pays pour dénoncer les violences selon lui commises par des criminels terroristes urbains.

Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 192 manifestants ont été tués dans le cadre du mouvement de contestation, le nombre réel pouvant être bien supérieur. IHR précise que des informations non vérifiées évoquent des centaines, voire plus de 2 000 morts.

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