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Iran et Arabie Saoudite prêts à la paix pour éviter la guerre

par Sara
Iran, Arabie Saoudite, États-Unis, Israël

Les dirigeants iranien et saoudien se sont déclarés prêts à toute voie menant à la paix afin d’éviter une escalade militaire dans la région. Lors d’un entretien téléphonique, le président iranien Masoud Pezeshkian a réaffirmé la disposition de Téhéran à accueillir « tout parcours » conduisant au calme et au règlement des tensions, en respectant le droit international et la préservation des droits nationaux.

Appels au dialogue et mises en garde

Selon les déclarations relayées par les médias iraniens, Pezeshkian a dénoncé le rôle des États-Unis et d’Israël, les accusant d’avoir soutenu des manifestations en Iran et d’entretenir des menaces visant à déstabiliser la sécurité régionale. Il a également jugé que la vision américaine du « dialogue » revient à exiger la mise en œuvre de leurs conditions, ce qui, d’après lui, n’est pas une véritable négociation.

Le président iranien a rappelé qu’un accord avait été conclu après des affrontements contre les États-Unis et des échanges avec des partenaires européens, mais que Washington en aurait rompu les engagements.

Position de l’Arabie Saoudite

De son côté, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a assuré que son pays considère comme inacceptable toute menace ou montée de tensions dirigée contre l’Iran. Il a exprimé la volonté de la Arabie Saoudite de coopérer avec Téhéran et avec les autres États de la région pour établir une paix et une sécurité durables.

Le prince héritier a souligné que les efforts doivent converger vers la stabilité, la sécurité et la prospérité, des objectifs qu’il a présentés comme étant dans l’intérêt des populations régionales.

Un contexte régional tendu

Ces échanges interviennent alors que les États-Unis ont renforcé leur présence navale dans la zone, avec le déplacement récent du porte-avions Lincoln accompagné de navires de guerre vers l’océan Indien et la région du détroit d’Ormuz, dans le cadre d’opérations centrées sur le golfe d’Oman.

La montée des tensions s’accompagne d’avertissements américains évoquant la possibilité d’actions militaires contre le régime iranien, tandis que Téhéran dénonce des tentatives d’utiliser sanctions et pressions pour créer un prétexte d’intervention et favoriser un changement de régime.

Épisodes de violences et protestations

Fin décembre 2025, l’Iran a été le théâtre de manifestations qui ont duré près de deux semaines, déclenchées par la chute brutale de la monnaie nationale et une aggravation de la crise économique. Les protestations, parties de la capitale, Téhéran, se sont étendues à plusieurs villes.

Le président Pezeshkian a reconnu le mécontentement populaire et promis des mesures pour améliorer la situation économique et sociale.

Antécédents militaires récents

En juin 2025, un conflit armé de douze jours opposant Israël à l’Iran, soutenu par les États-Unis, avait provoqué de vives hostilités avant qu’un cessez-le-feu ne soit finalement annoncé par Washington et Tel-Aviv. Cet épisode continue d’alimenter les inquiétudes quant à une nouvelle escalade régionale.

Dans ce contexte délicat, la déclaration conjointe de disponibilité pour le dialogue entre Téhéran et Riyad est perçue comme une tentative de contenir les tensions et d’ouvrir une fenêtre diplomatique susceptible de prévenir une guerre à grande échelle.

Perspectives

La volonté affichée des deux capitales de privilégier une « voie menant à la paix » pourrait, si elle se traduit en actions concrètes, contribuer à réduire les risques d’affrontement. Toutefois, le maintien de la stabilité dépendra des gestes réciproques, de la gestion des ingérences extérieures et des réponses aux crises internes qui fragilisent déjà plusieurs pays de la région.

À court terme, la communauté régionale et internationale observe attentivement l’évolution des dialogues bilatéraux et la trajectoire des manœuvres militaires dans le golfe pour évaluer les chances d’une détente durable.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/27/3037

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