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Iran : fidèles en deuil après l’assassinat de Khamenei

par Sara
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Des milliers de fidèles iraniens se sont rassemblés vendredi à Téhéran et dans plusieurs villes du pays pour les premières prières du vendredi depuis le début de la guerre entre les États-Unis et Israël, brandissant des portraits de l’ayatollah Ali Khamenei, tué au début du conflit. L’atmosphère était profondément marquée par le deuil et l’émotion, tandis que la capitale restait sous de violents bombardements.

Des fidèles en deuil à Téhéran

À l’extérieur de la Grande mosquée de l’Imam Khomeini, hommes et femmes vêtus de noir se sont rassemblés en nombre, agitant des drapeaux iraniens et se préparant à la prière. Des vidéos diffusées par les médias iraniens montraient un orateur au mégaphone pleurant la disparition du guide suprême et louant sa figure comme un symbole religieux et politique pour la nation.

Parmi la foule, de nombreuses personnes étaient en larmes, assises sur des tapis de prière, tandis que d’autres ont défilé après l’office pour manifester leur soutien au gouvernement et dénoncer l’intervention étrangère. L’assassinat Khamenei a été au cœur des expressions de colère et de tristesse.

Des prières sous les frappes

Les fidèles ont scandé des slogans anti-américains et anti-israéliens lors de la prière du milieu de journée, malgré une campagne de frappes intense sur Téhéran. Les dernières attaques ont touché des sites militaires, des bâtiments proches d’adresses politiques où le guide suprême avait été visé, ainsi que des immeubles résidentiels et des infrastructures civiles.

Des scènes similaires ont été rapportées ailleurs dans le pays, notamment à Ilam, Borujerd et Zahedan, où des rassemblements de prière et de deuil se sont déroulés dans un climat de forte tension. Les offices religieux se sont ainsi déroulés dans un contexte de menace constante et de forte mobilisation populaire.

Répercussions régionales

La troisième prière du vendredi du Ramadan a été observée dans de nombreux pays du Moyen-Orient sous la menace ou le spectre des hostilités. Pendant que des frappes ciblaient l’Iran, l’armée israélienne poursuivait ses opérations au sud du Liban et dans les banlieues sud de Beyrouth, provoquant d’importants déplacements de population.

Parallèlement, des pays du Golfe — dont l’Arabie saoudite, le Qatar, Bahreïn, le Koweït et les Émirats — ont été visés par des drones ou des missiles iraniens en représailles, surtout en raison de la présence américaine ou israélienne dans la région. Ces échanges ont considérablement élargi le champ des tensions régionales.

En outre, les autorités israéliennes en Cisjordanie ont annoncé l’annulation des prières du vendredi à la mosquée Al‑Aqsa en Jérusalem-Est, évoquant la situation sécuritaire liée aux frappes iraniennes. Des responsables religieux palestiniens ont dénoncé cette décision, la qualifiant d’instrumentalisation visant à restreindre l’accès au lieu saint pendant le mois sacré.

Dans un climat de deuil national et d’escalade militaire, les rassemblements religieux et politiques en Iran devraient rester au cœur de la vie publique dans les jours à venir, tandis que la région fait face à une intensification des opérations et à des retombées humanitaires croissantes.

source:https://www.aljazeera.com/news/2026/3/6/iranians-mourn-khamenei-as-they-gather-for-first-friday-prayers-during-war

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