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Iran: rassemblements à Téhéran et violences dans l’ouest

par Marie
Iran

La contestation en Iran s’étend au-delà de Téhéran, touchant une quarantaine de villes et se manifestant surtout dans l’ouest du pays, selon un décompte fondé sur les annonces officielles et des médias. Au moins 12 personnes ont été tuées depuis le 30 décembre lors d’affrontements localisés, parmi lesquelles des membres des forces de sécurité, selon ce bilan. À Téhéran, des rassemblements ont été décrits comme « limités » par l’agence Fars et regroupaient généralement des groupes de 50 à 200 jeunes dans une capitale d’environ 10 millions d’habitants. Le mouvement, né autour de la hausse du coût de la vie et devenu politique, a entraîné des violences et des dégradations dans des villes de l’ouest du pays.

À Téhéran et dans l’ouest du pays, le mouvement se prolonge

Dans la capitale et dans plusieurs quartiers mentionnés par Fars, des rassemblements ont eu lieu samedi soir, avec des slogans tels que « Mort au dictateur ». Selon l’agence, ces manifestations se tenaient notamment dans les quartiers Novobat et Tehran Pars (est), Ekbatan, Sadeghieh et Sattarkhan (ouest), Naziabad et Abdolabad (sud). La description de ces rassemblements souligne une participation importante de jeunes, tout en indiquant l’absence de débordements majeurs, malgré quelques jets de pierres et l’incendie de poubelles signalés dans certains lieux. Toujours selon Fars, cette situation « contraste avec une intensification des violences et des attaques organisées dans d’autres régions, notamment dans l’ouest du pays ».

Manifestants dans le sud de l'Iran, le 2 janvier 2026
Manifestants dans le sud de l’Iran, le 2 janvier 2026.

Sur le terrain, les violences se concentrent dans l’ouest du pays, où des affrontements près de Malekshahi ont coûté la vie samedi à un membre des forces de sécurité, selon les médias iraniens. Selon l’agence Fars, « des émeutiers (avaient) tenté de pénétrer dans un commissariat ». « Deux assaillants ont été abattus », a ajouté l’agence. Les médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des violences et des dégradations, principalement localisées dans l’ouest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran. Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.

Manifestants près d’un commissariat pendant les violences en Iran
Manifestations et violences signalées dans l’ouest de l’Iran.

Bilan et violences dans l’ouest

Les violences et les dégradations signalées par les médias iraniens restent concentrées dans l’ouest du pays, loin de la capitale, ce qui suggère une dynamique différente de celle observée dans les premiers jours. Le bilan officiel demeure fragile à vérifier en raison du caractère peu détaillé des communications officielles et des variations entre dépêches et sources locales. Des vidéos circulent sur les réseaux sociaux montrant des scènes de vandalisme et d’affrontements, mais leur authenticité n’a pas été vérifiée de manière indépendante et peut être difficile à confirmer, selon les rapports disponibles. Des informations évoquent aussi des morts supplémentaires et des tensions accrues dans certains comtés, sans que la cartographie précise des incidents puisse être établie de manière fiable.

Au fil des jours, le récit public en Iran a varié selon les sources: AFP et Fars ont offert des bilans partiels et des descriptions contrastées des evenements, tandis que d’autres médias iraniens ont maintenu un faisceau d’informations centrées sur l’ouest et les quartiers concernés. Dans ce contexte, les observateurs internationaux suivent la situation avec prudence: les chiffres officiels affichent une progression lente et des rapports décrivent une intensification des violences dans des zones éloignées de Téhéran, sans qu’il soit possible de tracer une ligne claire entre contestation populaire et actions violentes ciblées.

Éléments contextuels et déclarations des autorités

Le mouvement est né autour du coût de la vie et a évolué vers des revendications politiques, démarrant le 28 décembre à Téhéran et s’étendant ensuite au reste du pays. Les autorités et les médias iraniens ne fournissent pas toujours des détails sur l’étendue des incidents, ce qui complique l’évaluation de la situation; les vidéos circulent mais leur vérification demeure difficile. Des slogans comme « Mort au dictateur » ont été rapportés par les organes officiels et décrits comme importants dans certains quartiers, et les autorités insistent sur le fait que les violences n’ont pas pris une ampleur générale. Face à un mouvement multi-villes et à des violences localisées, les autorités appellent au calme et aux opérations policières, sans annonce de mesures politiques majeures à ce stade.

Source: https://www.sudouest.fr/international/iran/iran-nouveaux-rassemblements-a-teheran-des-affrontements-dans-l-ouest-du-pays-27283623.php

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