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Une frappe aérienne israélienne à Sanaa a tué Ahmed al‑Rahawi, chef du gouvernement des Houthis dans les zones qu’ils contrôlent, a confirmé le mouvement yéménite, provoquant des promesses de « vengeance » et une nouvelle montée des tensions régionales.
Détails de l’attaque
Les Houthis ont indiqué qu’une attaque jeudi à Sanaa a visé un atelier où se trouvaient le Premier ministre et plusieurs ministres. Ahmed al‑Rahawi est mort lors de cette frappe, selon un communiqué publié samedi.
Le mouvement n’a pas précisé le nombre exact de ministres tués. Les autorités houthies ont simplement annoncé que « plusieurs » ministres accompagnaient le chef du gouvernement lors de la frappe.
De son côté, l’armée israélienne a déclaré avoir visé « une cible militaire du régime terroriste houthi », en lien avec ce qu’Israël qualifie d’actions hostiles du groupe.
Réactions des Houthis
Mahdi al‑Mashat, président du Conseil politique suprême des Houthis, a promis des représailles dans un message vidéo diffusé le jour même.
Ses déclarations ont inclus des propos forts : « Nous prendrons la revanche, et nous forgerons de la profondeur des blessures une victoire ». Le leadership houthi a aussi affirmé que les institutions gouvernementales resteraient capables d’assurer leurs fonctions malgré la perte de responsables.
Le mouvement a ajouté qu’« le sang des grands martyrs sera un carburant et un moteur pour poursuivre le même chemin », soulignant la détermination à renforcer et développer ses forces armées.
Déclarations publiées
La chaîne proche des Houthis a diffusé un message annonçant la mort d’Ahmed Ghaleb al‑Rahawi, qualifié de « martyr », ainsi que celle de plusieurs de ses collègues ministres, lors de la frappe de jeudi.
Le communiqué officiel houthi a rappelé le soutien indéfectible du mouvement au peuple de Gaza, affirmant que la position resterait ferme « jusqu’à la fin de l’agression et la levée du siège ». Cette position renforce le lien revendiqué entre les opérations des Houthis et le conflit israélo‑palestinien.
Bilan flou et versions divergentes
Le nombre exact de victimes de la frappe reste incertain. Les autorités houthies n’ont pas donné de bilan chiffré détaillé.
La presse israélienne, citant des sources non identifiées, a affirmé que l’armée aurait visé l’ensemble du cabinet houthi, mentionnant le Premier ministre et douze autres ministres, sans confirmation officielle indépendante.
Une précédente série de frappes sur la capitale yéménite, le 24 août, avait fait dix morts et plus de 90 blessés selon des responsables sanitaires locaux, augmentant les craintes d’une spirale d’escalade.
Contexte régional et antécédents
Depuis plusieurs mois, Israël a multiplié les frappes ciblant les positions houthis, en réponse aux attaques menées par le groupe contre Israël et contre des navires occidentaux dans la mer Rouge et le golfe d’Aden.
Les Houthis affirment que ces actions s’inscrivent en solidarité avec les Palestiniens de Gaza et déclarent que les bombardements israéliens n’entraveront pas leurs opérations militaires.
Selon des déclarations publiques attribuées à des responsables israéliens, l’objectif est désormais de viser, au besoin, la direction du mouvement, une stratégie comparée à des opérations menées antérieurement contre d’autres groupes armés dans la région.
Conséquences possibles
La mort d’un chef de gouvernement houthi est susceptible d’aggraver les tensions entre le Yémen et Israël et d’entraîner des réactions militaires supplémentaires dans la région.
Les autorités houthies ont affirmé leur capacité à continuer à fonctionner et ont insisté sur la nécessité de poursuivre la construction et le développement de leurs forces armées.
Les prochains jours seront surveillés de près pour mesurer l’ampleur des représailles annoncées et l’impact de cette frappe sur les lignes de front régionales.
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