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La Chine agit dans le secteur du commerce en ligne via JD.com, qui va devenir le 2e actionnaire Fnac Darty sans droit de gouvernance, selon les autorités françaises. Le ministère de l’Économie a évoqué une procédure de contrôle des investissements étrangers en France (IEF), puis a précisé que le cadre n’impliquait pas d’entrée dans la gestion mais imposait des conditions. Le directeur général de Fnac Darty, Enrique Martinez, a déclaré avoir « pris acte des annonces du ministre de l’Économie et des Finances et des garanties obtenues par le gouvernement de la part de JD.com dans l’hypothèse où le rachat de Ceconomy serait mené à son terme ». « La gouvernance ne sera pas modifiée », rappelle Bercy, et il a ajouté que Fnac demeure dirigée par des administrateurs indépendants. JD.com a par ailleurs lancé en France Joybuy, sa plateforme de vente en ligne.

JD.com devient le 2e actionnaire Fnac Darty sans droit de gouvernance
En septembre, face à l’arrivée attendue de JD.com au capital de Fnac Darty, le ministère de l’Économie avait demandé au groupe chinois de déposer une demande d’examen au titre du contrôle des investissements étrangers en France (IEF), ce qu’il a fait. Cette procédure visant à préserver les intérêts économiques de la France dans certains secteurs sensibles n’était finalement pas applicable dans ce cas, a expliqué Bercy, ajoutant avoir néanmoins demandé à JD.com de respecter certaines conditions dans le cadre de l’opération.
« La gouvernance ne sera pas modifiée »
Parmi ces dernières, outre la non intervention dans la gestion, « JD et Ceconomy se sont engagés à ne pas augmenter leur participation au capital de Fnac » et à ne pas en prendre le contrôle, selon le ministère de l’Économie. « La gouvernance de Fnac, qui est composée d’administrateurs indépendants, ne sera pas modifiée », a-t-il ajouté.
Le directeur général de Fnac Darty, Enrique Martinez, a dit mercredi avoir « pris acte des annonces du ministre de l’Économie et des Finances et des garanties obtenues par le gouvernement de la part de JD.com dans l’hypothèse où le rachat de Ceconomy serait mené à son terme ». « Ceconomy n’est pas représenté au conseil d’administration et n’aura pas d’influence directe ou indirecte dans la gouvernance de notre groupe, qui pourra ainsi continuer à déployer sa feuille de route stratégique », a-t-il ajouté dans une réaction écrite.
JD.com a par ailleurs lancé en France sa plateforme de vente en ligne Joybuy, où l’on trouve tous types de produits, de l’électronique aux vêtements, en passant par de l’alimentaire.

Gouvernance inchangée et garanties de l’État
Selon le ministère de l’Économie, la gouvernance de Fnac ne sera pas modifiée et JD et Ceconomy se sont engagés à ne pas augmenter leur participation au capital et à ne pas en prendre le contrôle, afin de préserver l’indépendance des administrateurs et la direction actuelle.
Le ministère a rappelé: « La gouvernance de Fnac, qui est composée d’administrateurs indépendants, ne sera pas modifiée », a-t-il ajouté. Le directeur général de Fnac Darty a indiqué que l’entreprise « pourra ainsi continuer à déployer sa feuille de route stratégique » et que « Ceconomy n’est pas représenté au conseil d’administration et n’aura pas d’influence directe ou indirecte dans la gouvernance de notre groupe ».
Cette opération reste distincte de l’activité commerciale: JD.com a déjà lancé en France Joybuy, sa plateforme de vente en ligne, qui propose une offre variée allant de l’électronique à l’alimentaire, sans que cela ne remette en cause les garanties de la France sur Fnac Darty.
Joybuy en France et implications
JD.com a lancé en France Joybuy, sa plateforme de vente en ligne, où l’on trouve tous types de produits, de l’électronique aux vêtements, en passant par de l’alimentaire. Cette expansion commerciale ne change pas les dispositions relatives à Fnac Darty et reflète la diversification opérationnelle du groupe chinois en Europe.