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Un jeune Palestinien a été tué et quatre autres personnes blessées mercredi soir lors d’une attaque attribuée à des colons israéliens soutenus par des forces israéliennes dans le village de Mukhmas, au nord-est de Jérusalem occupée. La victime a été identifiée comme étant Nasrallah Abu Siyam, 19 ans. Cet épisode s’inscrit dans une nouvelle vague de violence et constitue une attaque de colons en Cisjordanie qui suscite une vive inquiétude.
Attaque à Mukhmas
Selon des témoignages locaux, des colons auraient ouvert le feu sur le village, provoquant la mort du jeune homme et blessant quatre habitants. Les agresseurs ont également dérobé des dizaines de moutons appartenant à des résidents palestiniens.
Les affrontements se sont déroulés alors que des soldats israéliens étaient présents sur les lieux, ce qui, selon des responsables palestiniens, a permis aux assaillants d’agir en toute impunité.
Accusations des autorités palestiniennes
Mu’ayyad Sha’ban, chef de la Commission de résistance à la colonisation et au mur de l’Autorité palestinienne, a qualifié l’incident de « dangereuse escalade » et a dénoncé un partenariat total entre les colons et les forces d’occupation. Il a appelé à une protection internationale pour les communautés palestiniennes.
La gouvernorat de Jérusalem a, de son côté, condamné l’attaque comme un « crime commis sous la protection et la supervision des forces d’occupation israéliennes ». Le communiqué soulignait l’usage généralisé de balles réelles, les incendies de maisons, les destructions de véhicules et les saisies de terres qui accompagnent ces violences.
Bilan humain et déplacements
Les responsables palestiniens affirment que, depuis octobre 2023, les colons ont tué 37 Palestiniens en Cisjordanie occupée. Par ailleurs, les agences humanitaires relèvent une augmentation des violences qui a provoqué des déplacements massifs.
D’après les chiffres des organisations humanitaires, plus de 1 000 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis 2023 et plus de 10 000 personnes ont été déplacées. Rien que depuis le début de l’année, près de 700 Palestiniens de neuf communautés ont été contraints d’abandonner leurs foyers, dont environ 600 habitants de la communauté bédouine de Ras Ein al-Auja dans le gouvernorat de Jénine.
Contexte politique et réactions
La flambée de violences intervient après l’approbation par le gouvernement israélien d’un plan visant à désigner de vastes zones de la Cisjordanie occupée comme « propriété de l’État » israélien, une mesure qui inverse la charge de la preuve quant à la propriété foncière des Palestiniens. Cette décision a été qualifiée de facto d’annexion par ses détracteurs et a suscité une condamnation internationale.
Des responsables palestiniens affirment que la montée des attaques de colons est soutenue par certains acteurs politiques israéliens, alimentant ainsi un climat d’impunité et d’insécurité pour les communautés locales.
Multiplication des opérations militaires
Parallèlement aux violences des colons, les forces israéliennes ont intensifié les opérations militaires en Cisjordanie, multipliant les raids, expulsions forcées et démolitions de domiciles. Ces actions aggravent la crise humanitaire et renforcent les tensions sur le terrain.
- Usage de balles réelles et tirs directs
- Incendies et destruction de biens
- Saisies de terres et déplacements forcés
Les autorités palestiniennes ont réitéré leur appel à la communauté internationale pour protéger les civils et mettre fin à l’impunité entourant ces attaques.