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En janvier 1977, Jimmy Carter a été investi en tant que président des États-Unis. Dès son premier jour en fonction, il a pris l’initiative de tenir l’une de ses promesses de campagne les plus controversées : accorder un pardon aux hommes ayant évité l’enrôlement lors de la guerre du Vietnam.
Un geste controversé pour guérir les divisions
Carter a émis la Proclamation 4483, moins de deux ans après la fin de ce qui était alors la plus longue guerre de l’histoire américaine. Le nouveau président espérait apaiser les divisions laissées par ce conflit, bien que sa décision ait suscité des critiques de ceux qui la jugeaient trop indulgente envers ceux qui avaient contourné le service militaire.

Photo : Suzanne Vlamis/AP
L’impact de la guerre du Vietnam
Avant d’entrer en politique, Carter avait lui-même servi dans les forces armées, ayant été diplômé de l’Académie navale en 1946. Cependant, au cours de la guerre du Vietnam, de nombreux jeunes hommes ont cherché des moyens d’éviter l’enrôlement, ce qui a soulevé des questions éthiques sur le service militaire.
Une société divisée
Les Américains étaient partagés sur la question de savoir s’il fallait punir ou pardonner les évadés du service. David Kieran, professeur d’histoire militaire, a souligné que certains considéraient ces hommes comme des citoyens ayant manqué à leur devoir civique, tandis que d’autres les voyaient comme des personnes ayant pris position contre une guerre jugée injuste.
La promesse de Carter et les réactions
Durant la campagne présidentielle de 1976, Carter avait promis de pardonner tous ceux qui avaient évité l’enrôlement. Une fois président, il a ainsi accordé le pardon à ceux qui avaient violé la loi sur le service militaire entre le 4 août 1964 et le 28 mars 1973.

Photo : AFP via Getty Images
Critiques et soutien
Le pardon a été critiqué par certains membres de l’armée et des politiciens conservateurs, considérant ce geste comme une insulte à ceux qui avaient combattu au Vietnam. Cependant, d’autres ont salué l’initiative en souhaitant qu’elle s’étende également aux déserteurs et à ceux ayant reçu des licenciements moins honorables.
Un héritage durable
Au fil des décennies, Carter est resté ferme dans sa conviction que son pardon était la bonne chose à faire, le considérant comme une extension des programmes d’amnistie partielle initiés précédemment. Ce geste visait à aider le pays à guérir après le traumatisme de la guerre du Vietnam.