Table of Contents
Le retrait de la médaille de l’ancien président Nicolas Sarkozy suscite une vive réaction de la part de Jordan Bardella, le président du Rassemblement National (RN). Ce dernier estime que cette décision vise à « l’humilier » et souligne le rôle de Sarkozy lors de la prise d’otages de Neuilly en 1993, bien que ce dernier ne soit pas le motif de sa décoration.
Une défense inattendue
Déchu de sa Légion d’honneur, Nicolas Sarkozy reçoit le soutien de plusieurs personnalités influentes de la droite et de l’extrême droite. Jordan Bardella en fait partie et, lors d’une interview sur RTL, il a exprimé son indignation face à la décision de retirer cette distinction à un ancien président. « J’ai le sentiment, comme beaucoup de Français, qu’il y a une volonté de l’humilier », a-t-il déclaré.
Les arguments de Bardella
Bardella avance que le retrait de la Légion d’honneur est une infamie, rappelant que Sarkozy avait reçu cette décoration pour son engagement lors de l’affaire Human Bomb à Neuilly. « Il a obtenu la légion d’honneur pour s’être engagé personnellement et avoir entamé un dialogue avec un forcené qui détenait des enfants en otages dans une école maternelle, » a-t-il ajouté. Selon lui, il ne faut pas oublier les services rendus à la France et à la République.
Une légende à démentir
La narration selon laquelle Sarkozy aurait été décoré pour son rôle lors de la prise d’otages est pourtant contestée. Louis Sarkozy, son fils, a également soutenu cette version sur France Inter, affirmant que Jacques Chirac avait remis la Légion d’honneur à son père « suite à sa participation à la prise d’otages à Neuilly en 1993 ». Cependant, la réalité est différente : la Légion d’honneur a été attribuée à Sarkozy en 2005, soit douze ans après les événements, sans aucune mention de la prise d’otages dans le Journal officiel.
Un cadre privé pour la cérémonie
La cérémonie de remise de la Légion d’honneur s’est déroulée dans un cadre privé, en présence de Jacques Chirac et de la famille Sarkozy, afin de saluer le parcours des parents de Sarkozy et de mettre en valeur la réussite de leur fils. En comparaison, d’autres personnalités, comme Laurence Dreyfus et Evelyne Lambert, ont été décorées immédiatement après la prise d’otages, mais elles conservent toujours leur médaille, n’ayant pas été condamnées à de la prison ferme.
Critiques et distinctions
Le rôle de Sarkozy lors de la prise d’otages a été critiqué par plusieurs protagonistes au fil des ans. Malgré cela, il a reçu la médaille du Raid, ce qui souligne la complexité de son héritage politique et les différentes perceptions de son service à la nation.
Image de Jordan Bardella
/cloudfront-us-east-2.images.arcpublishing.com/reuters/DOJYOBFHWVKUXKSDRVCYRI3QBU.jpg)