Table of Contents
Le gouvernement américain a récemment demandé à Harvard d’apporter plusieurs modifications concernant la gestion de l’établissement, les processus de recrutement, ainsi que les critères d’admission. En réponse, le président de l’université, Alan Garber, a informé les étudiants et le personnel par le biais d’une lettre qu’Harvard s’opposerait aux exigences du gouvernement. Il a souligné que l’institution « ne négocierait pas sur son indépendance ou ses droits constitutionnels ».
Les préoccupations soulevées par le gouvernement
La déclaration faite par Harvard met en évidence un problème inquiétant qui prévaut dans les universités les plus prestigieuses du pays : la perception selon laquelle les investissements publics ne nécessitent pas le respect des lois sur les droits civiques. Cette affirmation a été faite par la Task Force contre l’antisémitisme de l’administration de Donald Trump.
La montée des interruptions de cours observées dans les universités ces dernières années a été qualifiée d' »inacceptable », tandis que le harcèlement des étudiants juifs a été jugé « non tolérable ». Les autorités ont déclaré qu’il était grand temps que les universités d’élite prennent ce problème au sérieux et s’engagent à réaliser des changements significatifs si elles souhaitent continuer à recevoir des fonds publics.
Les accusations d’antisémitisme
Début avril, la secrétaire à l’Éducation, Linda McMahon, a justifié la révision des subventions de 9 milliards d’euros (environ 9 milliards de dollars) en raison de l’incapacité d’Harvard à protéger ses étudiants contre la discrimination antisémite sur le campus, en lien avec des manifestations pro-palestiniennes. Harvard a fermement rejeté ces accusations d’antisémitisme.
Pression accrue sur les universités
Le président Donald Trump a intensifié la pression sur des universités américaines réputées en raison de manifestations pro-palestiniennes violentes. Au début du mois de mars, il a annoncé une révision de l’aide publique à l’Université de Columbia, et a également ordonné l’arrestation d’un des principaux activistes pro-palestiniens dans cette institution.