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Le Labour ne cédera pas les Chagos avant le retour de Trump

par Sara
Royaume-Uni, Maurice

Le gouvernement britannique a annoncé que le Parti travailliste ne finalisera pas un accord sur la cession de la souveraineté des îles Chagos à Maurice tant que Donald Trump ne sera pas de retour à la Maison Blanche. Downing Street a déclaré qu’il était désormais « évident » que l’administration américaine entrante de M. Trump devrait examiner les conditions d’un tel accord concernant cet archipel de l’océan Indien.

Critiques du projet d’accord

Les alliés de M. Trump ont critiqué le projet d’accord du Parti travailliste avec Maurice, perçu comme un allié de la Chine, en raison de la présence d’une base militaire cruciale pour les États-Unis et le Royaume-Uni sur ces îles. Bien que l’on ait affirmé que le leader travailliste, Sir Keir Starmer, cherchait à finaliser un accord avant l’inauguration de Trump le 20 janvier, cette perspective semble désormais compromise.

Déclarations de la direction mauricienne

Le Premier ministre a déjà subi un revers important lorsque le nouveau leader mauricien, Navin Ramgoolam, élu lors d’une large victoire en novembre, a critiqué les termes de l’accord qu’il a hérité. Des discussions sont actuellement en cours entre le Royaume-Uni et la nouvelle administration à Port Louis, une équipe de négociation mauricienne se rendant à Londres cette semaine.

Coûts et implications de l’accord

Le Parti travailliste est confronté à des accusations selon lesquelles il est prêt à verser près de 9 milliards d’euros à Maurice pour un bail de 99 ans de la base militaire de Diego Garcia. Le gouvernement n’a pas démenti les rapports indiquant qu’il proposerait environ 90 millions d’euros par an pour ce bail initial, totalisant ainsi environ 8,9 milliards d’euros. Il a également été sous-entendu que le Labour pourrait envisager d’anticiper une partie des paiements à Maurice pour finaliser l’accord.

Réactions politiques

Lors des questions au Premier ministre, Kemi Badenoch a interpellé Sir Keir sur le coût de l’accord concernant les Chagos, affirmant qu’il était inacceptable de céder un territoire britannique. Sir Keir a défendu la nécessité de l’accord, mettant en avant les défis juridiques menaçant l’opération de la base militaire. Cependant, Badenoch a rétorqué que la responsabilité de cet accord inacceptable lui incombe entièrement.

Perspectives d’avenir

Le gouvernement mauricien reste déterminé à parvenir à un accord pour mettre fin à cette longue bataille pour la souveraineté sur les îles Chagos. Le retour de Trump pourrait potentiellement influencer le cours de ce dossier, les opposants à la cession espérant qu’il amènera le Labour à abandonner le projet. Les expulsions des Chagossiens, survenues dans les années 1970 pour faire place à la base militaire, sont considérées comme l’un des chapitres les plus honteux de l’histoire coloniale britannique, et la lutte pour retourner sur ces îles se poursuit depuis des décennies.

Chagos Islands | Chagos | Labour | Trump | Souveraineté | Maurice | Royaume-uni

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