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Le leader du groupe jihadiste Hayat Tahrir al Sham (HTS), Abú Mohamed al Golani, a affirmé ce mardi que la Syrie ne s’engagera pas dans un nouveau conflit. Il a souligné que la solution pour le pays repose sur le retrait des milices iraniennes, du Hezbollah et du régime de Bashar al Assad.
Une déclaration rassurante
Lors d’une interview accordée au canal de nouvelles SkyNews, al Golani a déclaré : « La population est épuisée par la guerre. Le pays n’est pas préparé pour une autre guerre et ne s’engagera pas dans une nouvelle ». Il a également tenté de rassurer les minorités locales, notamment les chrétiens et les druzes, en ajoutant que « leurs craintes sont inutiles, Dieu le veuille. Le pays sera reconstruit. La peur était due à la présence du régime ».
Respect des droits civils
Dans un effort pour apaiser les tensions, al Golani a donné des instructions à ses combattants pour qu’ils respectent en tout temps la population civile. Le Commandement Général a annoncé qu’il prendra des mesures contre ceux qui « propagent des divisions sectaires » ou « menacent des membres de minorités ». De plus, il a interdit la mise en place d’un code vestimentaire obligatoire pour les femmes et a promis de garantir les « libertés individuelles » de tous les citoyens.
Les enjeux de la situation actuelle
Al Golani a également affirmé que la solution pour la Syrie nécessite le retrait des « milices iraniennes » et du Hezbollah, tout en accusant ces forces d’être responsables des « massacres observés actuellement ». Il a exprimé sa conviction que « la situation actuelle ne permettra pas de retourner à la panique », ajoutant que le pays progresse vers le développement et la reconstruction.
Un nouveau départ pour la Syrie
Ces déclarations interviennent peu après la création d’une autorité de transition, dirigée par Mohamed al Bashir, qui était jusqu’à présent à la tête du Gouvernement de Sauvetage nommé par HTS dans les zones sous son contrôle à Idlib. La chute du régime d’al Assad est survenue suite à une offensive rapide menée par des jihadistes et des rebelles, entraînant un repli continu des troupes gouvernementales, soutenues par la Russie et l’Iran, jusqu’à la fuite de l’ancien président de la capitale, dimanche, face à l’effondrement de ses forces.
