Accueil ActualitéLe retour de Jésus-Christ en 2027 : une prédiction audacieuse sur les paris en ligne

Le retour de Jésus-Christ en 2027 : une prédiction audacieuse sur les paris en ligne

par Lea
France

Le retour de Jésus-Christ avant 2027 est à nouveau l’objet de paris sur des plateformes de prédiction en ligne, notamment Polymarket, un site américain interdit en France. Il permet de miser sur des événements d’actualité en utilisant des cryptomonnaies, et les marchés évoluent en fonction des probabilités estimées par les parieurs.

Sur Polymarket, les sujets vont de la politique à l’international, au sport et à la culture populaire. Plus un événement paraît probable, plus le coût des « actions » associées au résultat augmente. Des prédictions qui peuvent sembler farfelies alimentent aussi des gains potentiels importants.

Un exemple marquant: un internaute a récemment empoché environ 395 600 € après avoir parié environ 30 000 $ sur la chute de Nicolás Maduro. Cette hypothèse est née dans un contexte où le dirigeant vénézuélien a été capturé par les États‑Unis lors d’une intervention militaire, et certains ont évoqué un délit d’initié attribué au parieur anonyme.

Un pari rentable en 2025: l’année précédente, ce type de pari était déjà accessible. Environ 3,3 millions de dollars ont été misés, soit environ 3 036 000 €, et la majeure partie sur l’option « non ». Bloomberg indique que les parieurs qui avaient prisé le non ont obtenu un rendement annualisé net de 5,5 %.

Pour le pari en cours, la probabilité du retour de Jésus sur Terre avant 2027 est estimée à 3 %. Pour 100 $, le retour potentiel serait de 2,46 € sur l’option « non » et de 3 238,34 € sur l’option « oui » si l’on mise selon les mêmes conditions.

Comment Polymarket détermine-t-il la victoire ou la perte ? Le mode de résolution est décrit comme un consensus de sources crédibles. Rappelons que Jésus de Nazareth est une figure dont l’existence est généralement acceptée par les historiens, et que les fidèles le voient comme ressuscité.

Une question philosophique demeure: pourquoi dépenser de l’argent sur un pari aussi risqué ? Des responsables académiques citent le fait que des billets de loterie sont achetés malgré des cotes élevées, mais d’autres envisagent des mécanismes plus pragmatiques. Selon le chercheur américain Éric Neyman, les parieurs qui misent « oui » n’adhèrent pas nécessairement à l’idée d’un retour imminent, mais parient sur le fait que, dans le futur, leurs contreparties « non » auront besoin de liquidités et vendront leurs positions à un prix plus élevé.

Il cite l’exemple de la présidentielle américaine de fin 2024: une semaine avant l’élection, Kamala Harris se négociait autour de 0,3 % dans des États rouges sûrs et Donald Trump autour de 0,3 % dans des États bleus sûrs. Le jour du scrutin, ces prix ont grimpé jusqu’à environ 1,5 %, car les parieurs du « non » avaient désespérément besoin de liquidités pour placer d’autres paris. Ceux qui avaient acheté le « oui » à 0,3 % et ont vendu à 1,5 % ont ainsi multiplié leur mise par cinq.

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