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Lecornu appelle à renégocier l’accord franco-algérien de 1968

par charles
France

Plusieurs jours après le vote d’une résolution du RN à l’Assemblée nationale dénonçant l’accord franco-algérien de 1968, le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré qu’il fallait renégocier cet accord. Cette position s’inscrit dans un contexte de débat sur l’immigration et les relations entre la France et l’Algérie. Le texte du RN a été adopté par 185 voix contre 184, avec l’appui des groupes LR et Horizons.

Sébastien Lecornu lors d’un déplacement dans la Manche
Le Premier ministre Sébastien Lecornu lors d’un déplacement dans la Manche.

Renégociation de l’accord de 1968: les propos de Sébastien Lecornu

Lors d’un déplacement dans la Manche, le chef du gouvernement a répété que « Il faut le renégocier parce qu’il appartient à une autre époque, une autre période et que Dieu sait que je convoque parfois les années 60 à titre d’exemple sur certains sujets. » Il a précisé que « c’est le président de la République qui est garant des traités, qui les négocie et qui les signe » et que la politique étrangère de la France « n’est pas faite par des résolutions au Parlement », tout en ajoutant que le vote de ce matin devait être respecté.

Selon les textes, la convention de 1968 offrait des facilités telles que la liberté d’établissement pour exercer une activité, ou l’accès plus rapide à un titre de séjour valable dix ans; ces dimensions alimentent les débats autour du sujet. « La renégociation de l’accord, en regardant nos intérêts de sécurité, peut-être aussi des intérêts économiques, mérite à mon avis que l’on s’y mette », a ajouté Lecornu et il a averti contre le risque de s’enfermer dans un débat de politique politicienne sur le sujet.

Cette approche a été accueillie avec des réactions mixtes: l’accord demeure au centre d’un jeu politique complexe, avec des partisans du RN appelant à une révision plus ambitieuse et les opposants soulignant les implications pour les relations avec l’Algérie et les droits des personnes concernées. L’Assemblée nationale avait adopté le texte dénonçant l’accord, une étape symbolique mais non contraignante.

Réactions et contexte politique

« C’est une journée qu’on peut qualifier d’historique pour le RN », s’est immédiatement félicitée Marine Le Pen, cheffe des députés d’extrême droite, rappelant qu’il s’agissait du premier texte du RN approuvé par l’Assemblée, en dépit des oppositions de la gauche et du gouvernement.

De son côté, Bruno Retailleau, président du groupe LR, a appelé Emmanuel Macron à « ne pas ignorer » le vote et à faire preuve de fermeté dans ses relations avec Alger. « Le président de la République, qui a choisi de s’en remettre à la démocratie parlementaire pour sortir de la crise politique, ne peut ignorer ce vote », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Assemblée nationale et débats autour de l’accord franco-algérien
Assemblée nationale: débat et adoption du texte du RN sur l’accord de 1968.

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