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Législatives Pays-Bas: D66 en tête, l’extrême droite en embuscade

par charles
Pays-Bas

Les électeurs néerlandais ont voté pour des résultats qui montrent un centre fort autour du D66, mais sans majorité claire au Parlement de 150 sièges. Le dépouillement se poursuit, notamment pour les bulletins par correspondance des Néerlandais résidant à l’étranger, et les premiers chiffres restent susceptibles d’évoluer jusqu’à lundi soir. Rob Jetten, leader centriste, semble en position de former une coalition, sous réserve du soutien des partenaires potentiels. Les analystes prévient toutefois que le processus peut être long et complexe et qu’une majorité se dégage rarement sans compromis.

Illustration des élections législatives néerlandaises
Illustration des dépouillements liés aux législatives néerlandaises.

À La Haye, D66 en tête et la coalition en jeu

Selon l’agence ANP, le D66 et le PVV obtiendraient chacun environ 26 sièges, ce qui laisse le chiffre magique de 76 pour former une majorité au Parlement de 150 sièges. À ce stade, le résultat demeure incertain et les coalitions possibles restent à définir.

Les votes par correspondance des Néerlandais résidant à l’étranger, estimés à environ 90 000 bulletins, devraient être décisifs et dépouillés au plus tôt lundi soir. Selon les projections et les déclarations des responsables électoraux, ces bulletins pourraient influencer le classement et les configurations futures des partis.

La dirigeante du VVD, Dilan Yesilgöz, a déclaré avant les élections qu’une alliance avec le groupe Verts/Travaillistes «ne fonctionnerait pas» et qu’elle souhaitait une coalition de centre-droit.

Processus de formation du gouvernement et défis idéologiques

Le processus de formation suit une logique établie: un « éclaireur » est désigné pour sonder les dispositions des partis à s’allier; ensuite le Parlement nomme un « informateur » chargé d’évaluer les contours possibles d’un accord de coalition. Enfin, le chef du parti arrivé en tête agit comme « formateur » pour constituer le gouvernement et un accord est soumis au Parlement, suivi d’un vote de confiance.

Le dernier gouvernement démissionnaire, dirigé par Dick Schoof, avait mis 223 jours à se former. Selon Sarah de Lange, professeure de sciences politiques à l’université de Leyde, il est fort probable que la formation d’une coalition prenne beaucoup de temps, entre six mois et un an, par exemple.

Avec la quasi-totalité des voix dépouillées, une coalition quadripartite associant le D66 (26 sièges), le VVD (22), les verts/travailleurs de gauche (20) et le CDA (18) semblait possible, même si d’autres formations pourraient jouer un rôle crucial. Dans ce contexte, les partis s’attendent à des négociations longues et ardues pour aboutir à un programme gouvernemental acceptable par tous.

En attendant, les observateurs notent que la dynamique du pays reste centrée sur l’équilibre entre ces quatre partis et sur la capacité des responsables à trouver un compromis qui tienne compte des idéologies très diverses présentes au Parlement. Le tableau politique néerlandais pourrait évoluer rapidement à mesure que les discussions progressent et que les coalitions prennent forme.

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