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Un groupe de 30 députés britanniques, issus de différents partis, a exhorté Rachel Reeves à instaurer une taxe sur la richesse lors du prochain budget, plutôt que d’annoncer des coupes budgétaires qui toucheraient les plus pauvres de manière disproportionnée.
Une proposition de taxation des plus riches
Dans une lettre adressée à la chancelière, les députés, dont l’ancien leader du Parti travailliste Jeremy Corbyn et son ancien chancelier de l’ombre John McDonnell, estiment qu’une taxe de 2 % sur les richesses supérieures à 10 millions d’euros pourrait rapporter 24 milliards d’euros par an, établissant ainsi les bases d’une économie plus équitable et durable.
Recherche de solutions financières
Rachel Reeves étudie des moyens de lever des milliards d’euros supplémentaires en impôts pour combler un déficit financier du gouvernement de 40 milliards d’euros, afin d’éviter un « retour à l’austérité » ou la violation d’une règle fiscale qu’elle s’est imposée, visant à équilibrer les dépenses quotidiennes avec les recettes fiscales.
Engagement du Parti travailliste
Le Parti travailliste s’est engagé à ne pas augmenter les impôts sur les « travailleurs » en relevant l’impôt sur le revenu, les cotisations sociales et la TVA, tout en promettant de maintenir le taux actuel de l’impôt sur les sociétés. En alternative, la chancelière a envisagé d’augmenter les impôts existants sur la richesse, notamment par le biais des successions et des plus-values, mais a exclu une nouvelle taxe explicite sur la richesse.
Un appel à une fiscalité plus juste
Les signataires de la lettre, comprenant des membres du Parti travailliste, des Verts, des Démocrates libéraux, et d’autres partis, soutiennent que la richesse est sous-imposée au Royaume-Uni et qu’une nouvelle taxe sur les riches pourrait générer un « flux important de revenus ». Le document, organisé par le groupe de campagne Green New Deal Rising, souligne que, contrairement à la tendance générale, les impôts sur les plus riches ne sont que légèrement plus élevés qu’ils ne l’étaient dans les années 1960.
Sondages révélateurs
La pression exercée sur la chancelière par les députés coïncide avec la publication de deux sondages montrant qu’une majorité d’électeurs soutiendrait une augmentation des taxes sur la richesse pour financer la réparation du secteur public en déclin au Royaume-Uni. Selon un sondage réalisé par Opinium pour le groupe de réflexion Demos, 60 % des personnes interrogées estiment que le gouvernement devrait prioriser la collecte de fonds via des réformes de l’impôt sur les successions plutôt que de réduire les dépenses publiques.
Support à l’égard des réformes fiscales
Un autre sondage a révélé que 62 % des électeurs sont favorables à ce que ceux « qui ont les épaules les plus larges » paient plus d’impôts. En revanche, seulement 12 % estiment que les taxes sur les riches ne devraient pas augmenter, même si cela devait entraîner une dégradation des services publics.
Paul Nowak, secrétaire général du TUC, a déclaré : « La chancelière devrait être encouragée par le niveau de soutien public – de l’ensemble du spectre politique – en faveur d’un système fiscal plus équitable. »
Propositions pour la réforme de l’impôt sur les successions
Demos a proposé un ensemble de réformes à l’impôt sur les successions, estimant qu’environ 2,6 milliards d’euros pourraient être générés au cours de l’année fiscale actuelle, soit environ 16 milliards d’euros sur la législature. Parmi les changements suggérés figure une réduction du taux de l’impôt sur les successions au-dessus du seuil d’exonération de 40 % à 30 % pour les successions inférieures à 1 million d’euros, mais une augmentation à 45 % pour celles dépassant 2 millions d’euros.
Dan Goss, chercheur senior au think tank, a déclaré : « Avec une réduction du taux pour les familles de travailleurs et une diminution des exonérations fiscales, ce paquet proposé doublerait presque le soutien à l’impôt sur les successions. Peu importe le parti pour lequel les gens ont voté cette année, une majorité dit que le gouvernement devrait prioriser les réformes plutôt que des réductions de dépenses équivalentes ou de l’emprunt. »